FC Nantes: Veretout avoue qu’il «va vraiment falloir travailler les coups de pied arrêtés»

FOOTBALL Les Canaris se montrent de moins en moins inspirés sur les corners ou les coups francs offensifs...

David Phelippeau
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Gakpé, Djilobodji et Veretout s'apprêtent à tirer un coup-franc contre l'AS Monaco. Pierre Minier/Ouest Media/ SIPA
Gakpé, Djilobodji et Veretout s'apprêtent à tirer un coup-franc contre l'AS Monaco. Pierre Minier/Ouest Media/ SIPA — SIPA

Dimanche, lors de la défaite (2-0) à Lille, les observateurs ont tiré à boulets rouges sur la défense nantaise, et notamment son latéral gauche Veigneau. «On leur a donné deux buts», regrettait encore, lundi matin, l’entraîneur Michel Der Zakarian. Au regard de la rencontre, il ne faut pas oublier de blâmer les tireurs de coups de pied arrêtés.

Des arguments de taille sur corners

Le FC Nantes, surtout en première période, a obtenu de nombreux corners et de coups francs aux abords de la surface de réparation nordiste. Tous aussi mal tirés les uns que les autres... «C’est une arme qu’on doit mieux utiliser, surtout quand on en a autant à l’extérieur», admet le coach nantais. D’autant que Nantes ne manque pas de taille cette saison avec des joueurs comme Vizcarrondo, Djilobodji ou Bammou qui culminent tous à plus d’1,90m. Devant l’absence d’efficacité dans ce secteur depuis le début de la saison, Bruno Baronchelli, l’adjoint de Der Zakarian, s’est penché sur cette défaillance. «La saison dernière, on a mis une dizaine de buts sur coups de pied arrêtés. En Ligue 1, c’est une vraie arme. Cet exercice est important, et encore plus pour nous...»

Veretout plaide coupable

Pas faux quand on sait que le FC Nantes éprouve des grosses difficultés sur ses attaques placées. Dimanche, c’est Jordan Veretout qui était chargé des coups francs et corners. Il plaide coupable. «Je les ai mal tirés. Est-ce que j’ai voulu trop bien faire? Ai-je pris trop de risques? En tout cas, plus tu en loupes, plus tu as la pression, et ce n’est pas bon...» Un cercle vicieux qui a le don d’agacer les coéquipiers. «Il va vraiment falloir les travailler, estime Veretout. Si les défenseurs font des allers-retours devant pour rien, ça va les saouler et ils s’engageront sans conviction.»