Igor Anic: «Je ne signe pas ici en me disant que la ville est jolie»

INTERVIEW Le pivot du HBC Nantes est déterminé à gagner des titres avec son nouveau club…

David Phelippeau

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Le nouveau pivot du HBC Nantes Igor Anic.
Le nouveau pivot du HBC Nantes Igor Anic. — LNH/Pillaud

Le HBCN tient enfin un international français. Son nom: Igor Anic. Arrivé cet été à Nantes en provenance de Cesson, le pivot va découvrir pour la première fois l’ambiance de Beaulieu, ce jeudi (20h30), lors de la réception de Saint-Raphaël. Rencontre avec ce colosse venu pour gagner des trophées.

Vous allez enfin découvrir le public nantais…

J’ai hâte de voir ça. Je n’ai connu cette ambiance qu’en ayant le maillot adverse. Je suis maintenant passé de l’autre côté de la barrière. J’ai vraiment envie de sentir cette ferveur.

Comment avez-vous vécu de passer de Cesson à Nantes, deux clubs ennemis?

J’ai vécu ça comme un changement normal de club. Je ne suis pas breton, ni de près ni de loin. Des personnes l’ont mal pris. Je me suis fait insulter sur Twitter. On m’a traité de traître. Ce sont des choses qui m’ont fait sourire. N’étant pas de la région, ça ne m’atteint pas. Ça reste du sport. Je n’ai trahi personne, ni tué personne.

Vous êtes attendu car Nantes possède enfin avec vous un Bleu…

Il y a sûrement une attente mais je ne réfléchis pas trop à ça car ça va me mettre une pression inutile. J’espère surtout avoir un jour un coéquipier avec moi en Bleu. Je pense à Nicolas Claire. On est de la même génération et on a fait des matchs ensemble en équipe de France junior. Il a le niveau, j’en suis sûr.

Vos objectifs en venant ici?

Progresser. Qu’on ait 27 ans comme moi ou 37 ans, on peut toujours apprendre. Je viens pour retrouver le combat pour le haut du tableau de la D1, retrouver la Coupe d’Europe (EHF) et qui sait, sur la durée de mon contrat de trois ans, jouer la Ligue des champions. Enfin, forcément, je suis là pour gagner des titres. Je ne signe pas ici en me disant que c’est une jolie ville ou un joli club.