Nantes: L'hôtel de France a rouvert ses portes

TOURISME Le célèbre établissement de la rue Crébillon vise désormais une quatrième étoile...  

Julie Urbach

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L'hôtel de France a rouvert ses portes
L'hôtel de France a rouvert ses portes — j. Urbach / 20 Minutes

Les lits sont faits, les aspirateurs sont rangés. A l’accueil, le téléphone commence à sonner de nouveau. Après 18 mois de travaux, le célèbre hôtel de France, situé rue Crébillon, a rouvert ses portes ce lundi. «C’est une belle métamorphose, constate Adeline, une Nantaise venue admirer le résultat. C’est moderne tout en conservant l’esprit de ce lieu emblématique.»

Une quatrième étoile

Malgré les teintes claires et le parquet qui a remplacé la moquette dans les 72 chambres, le grand lustre, les tentures, les statues et même le piano de cet établissement racheté par le groupe Océania en 2006 ont été sauvegardés. Les vieux fauteuils, sur lesquels se sont assis Jean Marais ou encore Mireille Darc, ont juste été restaurés.

Une identité sur laquelle compte désormais l’équipe pour afficher bientôt une quatrième étoile. « Nous avons fait un saut qualitatif énorme en terme de confort et de service», assure Edith le Hors, la directrice du nouvel Oceania Hôtel de France.

Une évolution accompagnée par une hausse des tarifs, qui ont, en moyenne, doublé. Comme les deux premiers couples clients de la nuit dernière, il faudra débourser entre 149 et 239 euros pour y passer la nuit. Les prix de l’hôtel de France version trois étoiles allaient de 85 à 130 euros.

Trop d’établissements haut de gamme à Nantes?

«Si cela avait été un nouvel hôtel, ça aurait été embêtant, car cela aurait encore diminué la capacité de chacun de remplir ses chambres. Là c’est différent, ça montre que l’hôtellerie est dynamique et se renouvelle», commente Jean-François Dauchel, le président du club hôtellier de Nantes. Depuis quelques années, l’offre en hôtellerie haut de gamme ne cesse de se développer. A tel point que le centre-ville de Nantes en compte désormais une dizaine, avec l’hôtel de France désormais rénové. Mais y’a-t-il de la place pour tout le monde? A l’hôtel Okko, dernier en date ouvert il y a sept mois, on répond par la positive: «C’est la situation, l’accueil et le concept de chaque établissement qui fera la différence, estime Annette Thomas, la directrice. Ici, nous devons encore nous faire connaître mais la fréquentation est bonne et les clients reviennent. Ca progresse bien.»