Loire-Atlantique: Les cinq commandements du bon pêcheur à pied

LOISIRS C'est parti pour une période de grandes marées, avec un coefficient de 109 ces jeudi et vendredi...

Julie Urbach

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Les grandes marées à la Bernerie-en-Retz, en 2011
Les grandes marées à la Bernerie-en-Retz, en 2011 — SALOM GOMIS/SIPA

C’est parti pour les grandes marées! Jusqu’à samedi, les coefficients dépassent les 100 pour atteindre 109 ces jeudi et vendredi. Tout ce qu’il faut savoir pour réussir sa sortie pêche à pied en Loire-Atlantique.

1. Dans les bons spots, tu te rendras

Cette semaine, on ne pourra pas balader ses bottes partout: la pêche à pied est par exemple interdite aux Barres de Pen Bron à La Turballe (mais aussi par exemple au Fort Larron à Noirmoutier, pour les Vendéens) en raison de la qualité sanitaire des coquillages. Avant de partir, le mieux est donc de consulter la carte réalisée par l’agence régionale de santé (ARS) et celle des horaires des marées.

2. Les outils adaptés, tu utiliseras

«Il y a une réglementation très stricte pour limiter l’impact sur l’environnement: les seuls outils autorisés sont le couteau de pêche à palourdes et si besoin, un petit râteau à trois dents», explique Antoine, animateur nature à la Plaine-sur-Mer. On laisse donc à la maison sa pelle, sa pioche ou sa grande cuillère, sous peine d’amende. Et pour conserver ses captures, l’office du tourisme de Noirmoutier donne ses recommandations: «Evitez d’utiliser des sacs plastiques. Il est préférable d’utiliser soit un panier en osier ou en plastique, de manière à ce que l’eau puisse être évacuée.»

3. En quantité, tu n’abuseras pas

Pas d’open-bar pour les coquillages. En Loire-Atlantique, on a le droit de ramasser jusqu’à 3 kg de palourdes par personne et par marée, 2 pour les pétoncles, 5 pour les moules… Pour éviter le gaspillage, ne collectez pas plus que nécessaire à la consommation familiale. De toute façon, la vente des produits pêchés est interdite! Attention aussi aux tailles réglementaires: on laissera hors de son seau les coques de moins de 3 cm ou les moules de moins de 4 cm. «Une moule a besoin d’années pour se développer, explique Antoine, animateur nature. Si on en ramène de trop petites, on ne leur laisse plus le temps de se reproduire et leur quantité risque de diminuer».

4. L’intoxication alimentaire, tu éviteras

Un lavage à l’eau de mer est recommandé. Ensuite, la pêche peut être conservée 24 heures dans un endroit frais. «Aucun coquillage ne peut être consommé, même cuit, s’il n’a pas été préparé vivant. Ils doivent tous êtres grattés et lavés, exceptés les huîtres» rappelle l’association des pêcheurs à pied de la côte de Jade. La carte de l’ARS donne aussi des indications sur la qualité des coquillages. Parfois, la cuisson est obligatoire avant de les consommer.

5. Du plaisir, tu prendras

«La pêche, c’est avant tout le plaisir en famille, la découverte de la biodiversité», estime Antoine, qui anime des sorties organisées par l’office de tourisme de La Plaine-sur-Mer. Un bon moment qui se prolonge autour de la table. «On peut préparer les palourdes simplement avec du beurre, de l’ail et du persil, les farcir et les cuire au four, ou encore les servir avec des tagliatelles propose Corinne, habituée des parties de pêche à Préfailles. Et les bigorneaux, c’est idéal à l’apéro, cuits avec du persil et du thym.»