Cassandra, stard'Hollywood

David Phelippeau

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La jeune Cassandra Guilaine, originaire de Paulx, en exhibition.
La jeune Cassandra Guilaine, originaire de Paulx, en exhibition. — J.R.

Du 10 au 19 juillet, elle va vivre son rêve américain. Cassandra Guilaine n'a pourtant que 15 ans. «Ça me fait peur de la laisser partir, j'ai déjà hâte qu'elle revienne», souffle, inquiète, sa maman Françoise. Pendant une dizaine de jours, Cassandra Guilaine, qui vit avec ses parents à Paulx en Loire-Atlantique, va incarner les talents français à Hollywood dans la catégorie twirling bâton. Pour les béotiens, cette discipline sportive associe la manipulation d'un bâton, des mouvements de gymnastique, des techniques de jonglage, de la danse et de la théâtralité. Elle est dérivée de l'activité des majorettes... «Mais ce n'est pas du tout pareil, corrige la maman de Cassandra. C'est plus proche de la GRS (gymnastique rythmique et sportive), ça n'a rien à voir avec les majorettes. Ça agace beaucoup ma fille qu'on compare le twirling aux majorettes.» Cassandra préfère en rire : «Ah, oui... on me dit très souvent ça ! Et les twirlers n'aiment pas ça. » Arrivée aux Etats-Unis mercredi, Cassandra a l'opportunité de prouver qu'elle est bien plus qu'une « vulgaire » danseuse de fête de village. Le 23 avril, à Paris, elle a acquis son ticket pour Hollywood de bien belle manière. Le public l'a adoptée ce jour-là. Comme dans toutes les manifestations auxquelles elle participe. A tel point qu'il y a quelques semaines, ses parents décident de l'inscrire à l'émission de télévision «La France a un incroyable talent». «Au dernier moment, ils n'ont pas voulu de sa candidature car Paulx, le club de Cassandra, n'est pas affilié à la Fédération française de twirling bâton (FFTB) mais à la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF).»

En attendant, depuis plusieurs semaines, Cassandra prépare sa compétition américaine à grand renfort de séances d'entraînement. «Tous les soirs et tous les week-ends», elle répète inlassablement son solo. Au bout, peut-être 100 000 dollars mais surtout « des portes qui s'ouvrent », selon sa maman. «C'est la première fois que le twirling est représenté là-bas, je vais faire connaître ma discipline, se réjouit la jeune Cassandra. C'est une vraie chance pour moi. »