«Ça fait vraiment plaisir, mais le chemin est long»

Propos recueillis par David Phelippeau

— 

A 25 ans, l'arrière du Nantes Rezé Sarah Michel a une chance unique d'aller au Mondial en Turquie avec les Bleues.
A 25 ans, l'arrière du Nantes Rezé Sarah Michel a une chance unique d'aller au Mondial en Turquie avec les Bleues. — F. Elsner / 20minutes

Elle l'a appris mardi matin. Sarah Michel, l'arrière de Nantes Rezé, fait partie d'une liste de vingt joueuses retenues par Valérie Garnier, le sélectionneur de l'équipe de France, pour un stage de préparation au Mondial en Turquie en septembre. Une vraie récompense pour la joueuse la plus régulière du NRB cette saison, même si sa place au Mondial n'est pas encore assurée...

Est-ce la première fois que vous êtes convoquée chez les Bleues ?

Non, je l'ai été deux fois. La première, je m'étais blessée pendant le stage et la deuxième, je n'avais pas pu y aller car j'avais des examens à passer. D'ailleurs, ça avait créé un petit différend avec le sélectionneur à l'époque et on m'en avait tenue rigueur.

Quelle a été votre réaction quand vous avez appris votre sélection ?

La surprise. Ça fait vraiment plaisir, c'est la récompense de ma saison. Mais ça va être compliqué de faire partie de la liste définitive des douze. Il y a beaucoup de monde à mon poste. Je me dis «pourquoi pas moi ?». C'est une nouvelle équipe en construction.

Ça vous fait quoi de vous dire que vous rejoignez les Braqueuses (nom donné aux Française vice-championnes d'Europe en 2013) ?

Ça fait quelque chose, mais je n'y suis pas encore, et le chemin est encore long. Il reste dix joueuses à enlever.

Comment vivez-vous la situation au NRB (dans l'attente d'une réponse de la fédération pour être réintégré en Ligue) ?

C'est long. J'ai eu des propositions de clubs mais j'ai décidé de faire confiance à ceux qui soutiennent le nouveau projet et à Manu Cœuret, le coach. Le fait que Manu et d'autres gens du club restent, ça a joué. Il y a quelque chose de nouveau et de sain qui se prépare. Je me sens bien ici. L'entraîneur me fait confiance. Si j'étais partie, j'aurais mis le club en difficulté.