Coeuret s'activedans la coulisse

David Phelippeau

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Le coach du NRB Emmanuel Cœuret n'a jamais envisagé de partir.
Le coach du NRB Emmanuel Cœuret n'a jamais envisagé de partir. — F. Elsner / 20minutes

Le NRB est mort, vive le NRB. Ces dernières semaines, le club a changé de mains. Exit l'équipe du président démissionnaire Thierry Frère, place à de nouveaux dirigeants (Hubert Gouriou et Philippe Michaud) venus du Rezé basket 44. Vendredi dernier, le NRB a été rétrogradé pour raisons financières par les instances en Ligue 2, mais les nouveaux patrons du club ont bon espoir de repartir dans l'élite la saison prochaine avec un budget compris entre 1, 2 et 1, 4 million d'euros. D'autant qu'ils ont appris le week-end dernier que la ville de Nantes était prête à les accompagner dans leur plan de redressement. Le 6 juin, Hubert Gouriou et Philippe Michaud seront auditionnés par la Fédération. En attendant, dans la coulisse, l'entraîneur Emmanuel Cœuret, à qui il reste un an de contrat, travaille sur l'équipe future. « On essaie d'activer des pistes, explique-t-il. Dans ma tête, j'ai déjà l'architecture de l'équipe. » Il n'envisage pas le pire, c'est-à-dire une relégation en Ligue 2 : « Moi, je ne travaille que sur un projet Ligue féminine. » Trois joueuses sont encore sous contrat : Andreyeva, Arrondo et Michel. « Je veux un 5 majeur qui tient la route avec deux étrangères et une sixième joueuse confirmée. Pour le reste, on fera confiance aux jeunes du centre. » Cœuret, très discret ces dernières semaines, avoue être passé par des états bien différents pendant la tempête vécue par son club. «On m'a toujours dit que dans la vie, tu as trois emmerdes par jour, là, on en a cinq ! Dans ce genre de situation, la moindre bonne nouvelle te redonne de l'énergie. J'ai été rassuré quand j'ai appris le feu vert de la mairie. » Il n'a jamais envisagé de quitter le navire. « Je suis bien ici. Il y a un vrai élan. Il y a une qualité de vie et de travail que je ne retrouverai jamais ailleurs. » Le coach du NRB a foi en ce nouveau projet : « Il y a de fortes chances que ça continue, mais le combat n'est pas fini. On ne sortira pas indemnes de tout ça. On est un peu comme le Phénix qui renaît de ses cendres. C'est peut-être un mal pour bien ce qu'il nous arrive. Beaucoup de gens auront vraiment à cœur de faire vivre ce nouveau projet la saison prochaine. »