Maria Bals à trois temps

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La demi-centre du NLA Maria Bals.
La demi-centre du NLA Maria Bals. — F. Elsner / 20minutes

Samedi (20 h), la demi-centre du NLA Maria Bals jouera le dernier match de sa carrière contre Nice, au Vigneau. Elle se rappelle avec émotion des trois plus grands moments qui ont jalonné ses quatre ans au NLA.

L'accession en D2 en 2011. «C'était le 7 mai 2011 à Saint-Amans (26-26). Je m'en souviens car c'était mon anniversaire. C'était la guerre contre elles. Elles nous détestaient, moi particulièrement. Elles me trouvaient hautaine, pourtant, je ne le fais pas exprès. Un match nul suffisait pour monter en D2. Ce fut un match très chaud ! Beaucoup de joueuses, dont moi, venaient d'arriver au club.»

La remontée fantastique contre Bègles (25-24) en 2013. «C'était un match contre Bègles dans la salle 500 de Beaulieu. J'étais blessée. Les filles perdaient de neuf buts ! Elles sont revenues au score et ont gagné ce match. Quelques semaines plus tard, on est montées en D1. C'était stressant pour moi, car je ne pouvais rien faire en tribunes. Ce fut magique à la fin !»

La fin de saison actuelle. «C'est super particulier pour moi, car je sais que je vais arrêter. Il y a quinze jours, lors de notre succès (27-33) à Besançon, où j'ai connu les plus belles années de ma carrière, j'ai senti mes larmes monter dans le couloir. Je suis sensible, ça ne paraît pas comme ça. Je suis une petite madeleine. En cette fin de saison, on s'est maintenues avec Nantes. Je pars, mais j'ai le sentiment du devoir accompli.» D.P.