Un café, un sucre et une révision !

Julie Urbach

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A La Musette, Yvan est à l'atelier et Eszter derrière les fourneaux
A La Musette, Yvan est à l'atelier et Eszter derrière les fourneaux — F. Elsner/20 Minutes

«Je vous rassure, on ne fait pas le service les mains pleines de cambouis ! » Yvan et Eszter ont le sourire : il y a trois semaines tout juste, ce couple a ouvert le premier cyclocafé de Nantes. Situé quai Malakoff, gare Sud, La Musette propose un concept original déjà existant à Lyon, Lille et Paris : juste derrière la petite salle de restaurant, où l'on peut manger un bout de 7 h 30 à 19 h, se cache un atelier, où il est possible de laisser son vélo pour une petite réparation ou une révision complète. Pour 7 €, par exemple, avec le forfait « Expresso », Yvan s'occupera de changer une roue crevée, tandis qu'Eszter préparera le café, tout en discutant, pour patienter.

Point de ralliement


« On a découvert le concept à Londres et à Berlin, où ces lieux sont très fréquentés car ils permettent de fédérer les cyclistes, dans une bonne ambiance », explique Yvan, ancien ingénieur informaticien, qui a suivi une formation de mécanicien pour se lancer dans cette nouvelle aventure. « Dans un atelier classique, les gens amènent leur vélo, indiquent ce qui ne va pas et repartent aussitôt, continue-t-il. Le cyclocafé, on le voit comme un point de ralliement. Il permet d'échanger, et pas que sur ce sujet. »

Il n'empêche qu'à La Musette, tout a été conçu en l'honneur de la passion de ses deux créateurs. Bouts de chambre à air sur les poignées, décoration et noms de menu inspirés du cyclisme, des musettes – ces sacs en tissus pour le ravitaillement des coureurs – sont aussi distribuées, notamment pour la vente à emporter des petits-déjeuners. La diffusion du Tour de France sur écran géant est aussi prévue. «On aime beaucoup tout cet univers, raconte Eszter. Le vélo, pour moi, c'est la liberté totale, retrouver ce plaisir de quand on était enfant. » A terme, le couple aimerait ouvrir un deuxième établissement à Budapest, en Hongrie, d'où est originaire Eszter. « En plus, c'est accessible de Nantes en vélo, sourit Yvan. Arrivés à Saint-Nazaire, il faut prendre l'Eurovélo 6, qui court jusqu'à la mer noire ! »

■ Réparer soi-même

Pour ceux qui préfèrent apprendre à réparer eux-mêmes leur vélo, l'association Vélocampus, située sur le campus universitaire du Tertre, propose des ateliers de « vélonomie » cinq jours sur sept.