Les trois jours de Mickaël Landreau

Propos recueillis par Romain Baheux et David Phelippeau

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Clin d'oeil de l'histoire, Mickaël Landreau va finir sa carrière en Ligue 1 contre son club formateur, le FC Nantes.
Clin d'oeil de l'histoire, Mickaël Landreau va finir sa carrière en Ligue 1 contre son club formateur, le FC Nantes. — A.-C. Poujoulat / AFP

Samedi, à Furiani, Mickaël Landreau va vivre avec Bastia son dernier match de L1, face à son club formateur de Nantes. L'ex-portier nantais a annoncé qu'il prendrait sa retraite en fin de saison. L'occasion pour de vieux équipiers, entraîneur et amis, de raviver des souvenirs marquants partagés avec lui.

Le jour où il a été surclassé. «En 1996, avec Nantes, on a joué la Gambardella (Coupe de France des jeunes), évoque Nicolas Gillet, coéquipier de Landreau entre 1993 et 2004. Notre gardien de but titulaire s'était blessé. Denoueix, notre coach, a décidé de prendre Landreau. Il évoluait deux catégories en-dessous, mais avait beaucoup d'assurance pour son âge (17 ans). Lors de cette épreuve, il s'était affirmé. Quelques mois plus tard, en octobre 1996, il a joué son premier match avec les pros à Bastia…»

Le jour où il a gagné deux fois de suite au casino. «Mika est un» chattard «aux cartes, rigole Olivier Quint, qui a joué avec lui de 2001 à 2006. Un soir, lors d'un stage à la Baule, on est partis avec Da Rocha, Savinaud et lui au casino. Il a joué aux machines et a gagné une belle somme d'argent. On est allés en ville boire des coups… Puis il a voulu retourner jouer. Et il a à nouveau gagné une grosse somme. On est alors retournés en ville pour dépenser en alcool ce qu'il avait gagné. Enfin, on a n'a pas tout dépensé, sinon on finissait bourrés !»

Le jour où il a réalisé l'entraînement parfait. Christophe Lollichon, entraîneur des gardiens de Chelsea et ancien coach de Landreau au FCN, garde un souvenir ému d'une séance d'entraînement. «Un jour, on s'est retrouvés uniquement lui et moi, car tous les autres gardiens étaient blessés, explique-t-il. La séance a été extraordinaire, à la fois dans la difficulté, dans l'abnégation, dans notre volonté de bien faire à tous les deux. La séance parfaite ? Oui, une séance pleine, qui répondait aux objectifs. Moi, j'aime que ça ait la pêche, et lui avait une telle volonté… Il ne rechigne jamais au travail. On s'était un peu retrouvés tous les deux par obligation, mais on s'était régalés. »