Les pompiers nantais haussent le ton

— 

Les pompiers de la caserne de Nantes-Gouzé sont toujours en colère. Outre des inscriptions peintes sur les véhicules d'intervention, ils ont allumé ce lundi soir un «bûcher de mécontentement» devant leurs locaux situés quartier Saint-Clément. En cause : une mise à pied de quinze jours prononcée contre trois de leurs collègues après le retour prématuré d'un stage de plongée effectué en novembre à Marseille. Une sanction, motivée par un manquement aux règles de sécurité, considérée «injuste» par la majorité des sapeurs nantais, lesquels réclament depuis quinze jours à la direction de revenir sur sa décision. En milieu d'après-midi, une délégation de pompiers a remis au préfet une demande de médiation. Celle transmise la semaine passée au maire de Nantes est restée lettre morte, selon les manifestants. «On a l'impression d'être méprisés par nos dirigeants, déplore Thierry. S'il faut hausser le ton pour se faire entendre, on le fera. Les gars sont très remontés.» F.B.