Les chantiers STX retrouvent le cap

Julie Urbach

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L'Oasis 3, dont le premier bloc a été posé vendredi, doit être livré en 2016
L'Oasis 3, dont le premier bloc a été posé vendredi, doit être livré en 2016 — F. Elsner/20 Minutes

Après une année 2013 morose, l'horizon se dégage aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Vendredi, l'armateur américain Royal Caribbean (RCCL) a en effet confirmé la commande d'un nouveau navire de croisière, l'Oasis 4, pour un montant d'un milliard d'euros. « Beaucoup d'industries peuvent désormais envier notre carnet de commandes, se réjouit Laurent Castaing, directeur général de STX France. C'est une victoire collective, une nouvelle énorme. »

Le bateau, dont la livraison est prévue pour 2018, sera le jumeau de l'Oasis 3, actuellement en construction sur le chantier et dont le premier bloc vient d'être mis sur cale. Un « géant » dont les dimensions (361 mètres de long et 47 mètres de large) en feront le plus gros paquebot du monde. « L'Oasis 3 était un premier test et les efforts ont été fantastiques, explique Richard Fain, PDG de RCCL. L'Oasis 4 démontre notre confiance en la France et les chantiers de Saint-Nazaire ».

Visibilité à long terme


Avec cette nouvelle commande, pas moins d'un gros paquebot par an sortira des cales des chantiers nazairiens, jusqu'en 2019. Une visibilité à long terme qui rassure les employés du site. «C'est vraiment satisfaisant de rentrer dans une entreprise qui dispose désormais de telles perspectives », commente Aurélien Laurent, jeune ingénieur qualité. « Il y a longtemps que l'on n'avait pas eu une charge aussi lourde », confirme un ouvrier. Ce regain d'activité pourrait connaître des conséquences en termes de recrutements, comme le demandent les syndicats à chaque nouvelle commande. « S'il y a du travail, il y aura des embauches », promet Laurent Castaing. Le nouvel Oasis va nécessiter 10 millions d'heures de fabrication.

■ Un carnet garni de commandes variées■ A côté des commandes d'une dizaine de bateaux, deux porte-hélicoptères ■ ■ à destination de la marine russe doivent ■ prochainement ■ sortir des chantiers. « Tout suit son cours normalement », a précisé Laurent Castaing sur ■ ■ ce dossier■ , malgré la crise en Ukraine■ . STX■ vise également ■ une diversification de ses activités■ ■ : le constructeur livrera, cette semaine, une sous-station électrique à Dong Energy, premier énergéticien européen de l'éolien en mer.