«Erika» : un préjudice évalué à 400 millions

JUSTICE Faire reconnaître le préjudice écologique qui n'existe pas encore dans la loi et faire payer Total à ce titre. C'est la stratégie qu'a choisie la région Pays de la Loire, en association avec les autres régions touchées, en se portant partie civile da...

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Faire reconnaître le préjudice écologique qui n'existe pas encore dans la loi et faire payer Total à ce titre. C'est la stratégie qu'a choisie la région Pays de la Loire, en association avec les autres régions touchées, en se portant partie civile dans le procès de la marée noire de l'Erika, qui s'ouvre dans une semaine à Paris. « L'objectif du procès, c'est d'abord de rechercher les coupables puis d'obtenir des indemnités pour le préjudice écologique, souligne Jacques Auxiette, président PS de la région. A un moment où on parle beaucoup de développement durable, il faut voir si cette notion s'applique à des événements concrets. » Le préjudice écologique a été évalué à 400 millions d'euros.

L'Inra de Rennes, chargé par les régions d'évaluer les dégâts, s'est appuyé sur deux types de données : la perte de jouissance du littoral par les usagers et le coût de la nature. Une méthode inspirée de la catastrophe de l'Exxon Valdes.