En un an, le grand écart

David Phelippeau

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Battu (3-0) en finale de la Coupe contre Cannes, le VBN veut sa revanche.
Battu (3-0) en finale de la Coupe contre Cannes, le VBN veut sa revanche. — Crédit photos : VB Nantes

L'entraîneur du VB Nantes Sylvain Quinquis le concède bien volontiers : «C'est assez incroyable, si vous m'aviez dit il y a un an qu'on jouerait en mai 2014 la finale du championnat de France de Ligue A, je vous aurais regardé avec des yeux gros comme ça...» En effet, jeudi, à la Halle Carpentier de Paris, les Nantaises (3es à la fin de la saison régulière) vont tenter de décrocher contre Cannes leur premier titre de championnes de France. Inimaginable quand on regarde dans le rétroviseur... Lors de ses trois premières saisons en Ligue A, le VB Nantes a plafonné. Neuvième en 2010-2011, neuvième en 2011-2012 puis dixième la saison dernière avec un gros ménage au sein de l'effectif à l'issue de l'exercice 2012-2013. Clémentine Druenne, une des seules rescapées de ce chamboulement, se souvient : «On a eu beaucoup de difficultés l'année dernière... Là, cette saison a été magique. Je ne réalise pas encore ce qu'il nous arrive. Je vais m'en rendre compte quand je vais arriver à Paris demain (mercredi).»

Et sans doute quand elle va se retrouver une nouvelle fois face aux intouchables Cannoises. Début avril, les deux équipes se sont déjà affrontées en finale de la Coupe de France. Cannes n'avait fait qu'une bouchée (3-0) des Nantaises. «Il n'y avait pas eu de match, on n'avait pas existé, raconte l'entraîneur. Les filles ont à cœur de les rejouer.» «C'est une revanche vis-à-vis de nous-mêmes, embraie Angie Bland. On veut montrer le vrai niveau de Nantes au niveau national. On a déjà réalisé une belle saison. On doit être relâchées et profiter du moment...» Un moment qui n'est peut-être pas près de se représenter pour la plupart des Nantaises.

■ De la stabilité pour la Ligue des champions

Pour la première fois de son histoire, le VB Nantes va jouer la saison prochaine la Ligue des champions. Il ne jouera pas ses matchs à Saint-Jo (la salle n'étant pas homologuée) mais sans doute à Mangin-Beaulieu. Quid du budget ? Le VBN avait 870 000 € cette saison, il lui faut au minimum 1,2 millions d'euros pour la Ligue des champions. «J'aimerais que ce groupe (toutes les filles sont en fin de contrat) ne change pas trop», insiste Quinquis.