Des percées dans les halles Alstom

Frédéric Brenon

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Les halles 3 et 6 bis sont démolies pour créer des rues piétonnes.
Les halles 3 et 6 bis sont démolies pour créer des rues piétonnes. — F. Brenon/20 Minutes

Les grandes manœuvres ont commencé aux halles Alstom. Depuis quelques jours, l'emblématique friche industrielle de l'île de Nantes, près du palais de justice, est grignotée par des engins de démolition. Les halles 3 et 6 bis vont ainsi disparaître d'ici à la mi-juin pour laisser place à des percées préfigurant la réhabilitation complète du lieu. « Les nouvelles perspectives commencent à se dessiner, confirme Virginie Barré, chef de projet pour la société d'aménagement de l'île de Nantes (Samoa). L'îlot Alstom, qui était jusque-là fermé sur lui-même, a vocation à s'ouvrir vers le quartier. La démolition des halles 3 et 6 bis permettra de créer des rues piétonnes traversantes nord-sud et est-ouest. Elles desserviront les nouvelles activités et un parvis central. » La réhabilitation du site vise à y installer plusieurs occupants. Le principal sera l'école des Beaux-Arts actuellement en centre-ville, dont l'emménagement des 400 étudiants dans les halles 4 et 5 est prévu pour la rentrée 2017. La halle 6 abritera également début 2018 un pôle universitaire dédié aux cultures numériques rassemblant 300 étudiants. Les autres halles hébergeront à l'horizon 2017 des bureaux pour la Cantine numérique et de jeunes entreprises, un pôle d'activité économique, des espaces d'exposition, ainsi qu'un restaurant d'au moins 300 couverts, « ouvert midi, soir et week-end, proposant des prix étudiants et valorisant les filières locales ». L'école du design est aussi attendue d'ici à 2019.

Plus de 1 000 occupants


« A terme, il y aura plus de 1 000 personnes sur le site Alstom. Outre toutes ces activités, le lieu sera ouvert au grand public en accueillant des événements, des expositions, des congrès…», annonce Virginie Barré. Le changement s'annonce donc spectaculaire, mais l'ossature industrielle des bâtiments sera préservée. « Compte tenu de l'emplacement de ces halles, de leur histoire, de la réappropriation culturelle (Allumés, Scopitone) qui a déjà été faite, c'est une opération symbolique du projet île de Nantes », observe Vignine Barré.

■ Etudiants

Outre la future école des Beaux-Arts, le quartier accueille déjà l'école d'architecture, le pôle des arts graphiques ou l'école de cinéma. L'école SciencesCom doit aussi ouvrir fin 2016.