«Le HBCN a franchi un cap»

Propos recueillis par David Phelippeau

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" Pour avoir la paix avec Nikola Karabatic, Onesta prend son frère Luka. "
" Pour avoir la paix avec Nikola Karabatic, Onesta prend son frère Luka. " — SIMON ISABELLE/SIPA

Ce jeudi soir (20 h 45), le HBC Nantes (5e) sera à Paris (2e), un prétendant au titre. Avant ce choc, nous avons demandé l'avis de l'ancien sélectionneur des Bleus Daniel Costantini sur le «H» version 2013-2014. Un entretien sans langue de bois garanti.

Où voyez-vous les Nantais en fin de saison ?

Le podium sera très difficile. Il faudrait qu'ils gagnent tout. De plus, ils ont un calendrier particulièrement copieux car ils jouent sur beaucoup de fronts (Coupe de France et Europe). Il faut prendre en compte le paramètre des blessures même si Nantes n'a jamais eu un effectif aussi complet. En attendant, si j'étais supporter nantais, je n'attendrais pas de mon club qu'il soit dans les trois premiers à la fin du championnat car les trois écuries devant ont de l'avance et sont costaudes.

Que manque-t-il à Nantes pour être dans le Top 3 ?

Il ne manque pas grand-chose. Peut-être plus de régularité. Nantes a eu des trous. Les deux points perdus contre Nîmes, il les traîne comme un boulet. C'est un club qui a franchi un cap. Les choix du coach Thierry Anti cet été ont été très judicieux. On voit qu'il a trouvé son sept majeur.

Est-ce vrai que vous verriez bien Claire et Feliho en Bleu ?

Le fait qu'on ne donne pas de chances à ces deux joueurs en Bleu, ça veut dire que les dés sont pipés pour eux. Onesta (le sélectionneur actuel) doit avoir une idée précise de la qualité de ces garçons mais, selon lui, ils ne doivent pas rentrer dans son dispositif qui tient compte de la dynamique interne du groupe. Je suis prêt même à dire que Luka Karabatic, qui a fait un bon Euro, n'arrive pas à la cheville de Rock Feliho en tant que défenseur et meneur. Pour avoir la paix avec Nikola Karabatic, tu mets son frère Luka dans l'équipe et tout va pour le mieux. Onesta tient beaucoup compte de ce genre de choses, ce qui est un peu dommage quand on est sélectionneur national. Pour moi, le seul type qui a la dimension du défenseur Dinard (en retraite internationale), c'est Feliho.