«Un excessif etun généreux»

Propos recueillis par David Phelippeau

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Louis Nicollin est à la tête du club de foot de Montpellier depuis 1974.
Louis Nicollin est à la tête du club de foot de Montpellier depuis 1974. — G. Jeffroy / Sipa

Samedi, le FCN (15e de L1) accueille Montpellier (14e). L'occasion pour l'entraîneur nantais Michel Der Zakarian de croiser son ancien président Louis Nicollin. Dans les tribunes, Thierry Anti, coach du HBC Nantes, se fera aussi un plaisir de serrer la main de «Loulou», qu'il a eu aussi comme président de 2004 à 2008. Les deux Nantais nous décrivent ce personnage du foot français.

Thierry Anti, coach de 2004 à 2008 au Paris handball. «Il était le propriétaire du club de Paris. J'en garde un très bon souvenir. Quand on travaille avec Monsieur Nicollin, on a toujours l'impression de faire partie de sa famille. C'est un personnage, mais surtout un passionné. Il aime profondément le sport. C'est un gamin. Ses dérapages me font rigoler. Des fois, il m'a balancé des gros trucs ! Ce ne sont pas des insultes pour lui, ce sont des mots utilisés pour faire marrer. Il n'y a pas de mal derrière tout ça. Quand on le connaît, il est très attachant. Quand vous avez besoin de lui, il est toujours là. Son plaisir, à l'époque, c'était de battre Montpellier. Quand j'ai pris l'équipe, le premier match en championnat, on recevait Montpellier, à Coubertin, on avait pourtant fait une préparation alarmante. On les avait torchés à Paris. Il était fier si son équipe battait celle de Montpellier.»

Michel Der Zakarian, joueur à Montpellier de 1988 à 1997 puis coach de la réserve de 1998 à 2006.

«C'est un monsieur qui est excessif dans tous les sens, dans la connerie comme dans les bons côtés. J'ai subi ses coups de gueule, tout le monde les subit de toute façon quand tu travailles avec lui. Il veut que tu lui appartiennes. T'es dans son clan. Quand tu t'en vas, il se fâche un peu... Moi, j'ai eu de la chance, quand je suis parti, ça s'est bien passé. Je n'ai jamais eu de soucis avec lui. Il peut lui arriver de complètement péter les plombs ! Ses dérapages font partie de son personnage. Et aujourd'hui, à 70 ans, tu ne le referas pas. Il peut être très généreux, avoir la main sur le coeur, mais aussi être exécrable à travers ses paroles et ses attitudes.»