Le procès de Gilles Patron, père d'accueil de Laëtitia Perrais, s'ouvre ce mardi aux assises

JUSTICE Il comparaît pour viols...

A Nantes, Julie Urbach

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Gilles Patron, en juin 2011, à Pornic.
Gilles Patron, en juin 2011, à Pornic. — F. elsner / 20 Minutes

Il sera cette fois du côté des accusés. Ce mardi s’ouvre, à la cour d’assises de Loire-Atlantique et pour dix jours, le procès de Gilles Patron. Le nom de cet assistant maternel n’est pas inconnu du grand public: Gilles Patron était le père d’accueil de la jeune Laëtitia Perrais, qui a été assassinée par Tony Meilhon, en janvier 2011 près de Pornic (voir encadré). L’homme de 63 ans, qui avait alors appelé à la plus grande sévérité contre les «violeurs récidivistes», est désormais accusé de viols et agressions sexuelles, notamment par «personne abusant de l’autorité que lui confère la fonction» sur trois jeunes victimes dont il avait la charge.

«Relation consentie»

Jessica Perrais, la soeur jumelle de Laëtitia, en fait partie. «Elle redoute énormément de se trouver devant cette cour d’assises en même temps que Gilles Patron, déclare Me Cécile de Oliveira, l’avocate de la jeune femme. Pour elle, il est très important qu’il y ait une décision de culpabilité, car elle a vécu sous son emprise depuis de trop longues années.»

S’il n’a jamais admis avoir commis de viols ou d’agressions, Gilles Patron, qui porte un bracelet électronique depuis 2012, a tout juste reconnu des «gestes involontaires», et s’est défendu en décrivant une «relation consentie» avec Jessica Perrais, après ses 18 ans, alors qu’elle habitait encore sous son toit. Depuis son agrément obtenu en 1995 - retiré en 2011 -, Gilles Patron avait accueilli en long séjour six enfants, et 48 jeunes gens lors de courts séjours.

 Affaire Meilhon

Le 5 juin dernier, Tony Meilhon a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de 22 ans de sûreté pour le meurtre de Laetitia Perrais. Il a fait appel de cette décision.