Compter les oiseaux et ne pas endormir l'impact de la pollution

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Mobilisées par la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, plus d'une centaine de personnes procéderont ce week-end au comptage annuel des espèces en hivernage dans les zones humides du département. L'occasion pour la LPO de tenter de mesurer l'impact réel de la pollution au fioul lourd survenue il y a tout juste un an dans l'estuaire de la Loire.

« Les dégâts ont été très importants, note Willy Retière, de la LPO 44. Nous avons recensé vingt espèces présentant des traces de souillure par le mazout, dont un millier d'avocettes. Nous avons aussi récupérés vingt-quatre oiseaux morts, mais la mortalité réelle doit être beaucoup plus importante. Même mazoutés, les oiseaux ont pu se déplacer très loin. On en a découvert jusque dans le Golfe du Morbihan ou le marais vendéen. Le nombre de victimes précis est donc difficile à établir. » En moyenne, plus de vingt mille volatiles passent l'hiver chaque année dans l'estuaire.

F. B.