«Il ne faut pas rigoler»

Propos recueillis par David Phelippeau

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" Je me demande s'il ne faut pas leur parler plus ", s'interroge Kita.
" Je me demande s'il ne faut pas leur parler plus ", s'interroge Kita. — F. Elsner / 20 Minutes

Après le nul (2-2) subi par le FCN contre Ajaccio, samedi, il a dévalé les escaliers des entrailles de la Beaujoire en hurlant : «Ils n'ont pas de cervelle !» Le président Waldemar Kita a eu du mal à accepter l'égalisation corse dans le temps additionnel. Une heure après, il est revenu plus calmement sur ce match et la mauvaise passe qui se prolonge de manière interminable.

On vous sent très énervé...

C'est un truc fou. On prend ce but à trente secondes de la fin. Tu dégages le ballon, tu ne le laisses pas passer. Et en plus, il y avait hors-jeu (Il interpelle l'arbitre qui passe à côté et lui dit : «Il y avait hors-jeu Monsieur l'arbitre, vous savez ?») De toute façon, on ne peut rien dire...

Le FCN est 15

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avec sept points d'avance sur le premier relégable. L'heure est grave selon vous ?

Je crois qu'il faut prendre les choses très au sérieux. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi on a des absences comme ça. Je suis soucieux. On a quatre prochains matchs difficiles (à Lille et Montpellier, contre Bordeaux à la Beaujoire et à Monaco). Il ne faut pas rigoler. Il n'y a pas le feu au lac mais maintenant il faut plus de malice.

Quelle est la solution ?

Je me demande s'il ne faut pas leur parler plus. Jouer au foot, on ne va pas leur apprendre. Il faut peut-être repartir à zéro pour réorganiser les choses avec les joueurs.

Vous allez vous rapprocher encore plus du groupe ?

Je me suis déjà rapproché mais oui c'est sûrement ce qu'il va se passer car ils ont besoin de tout le monde.

Der Zakarian ne parle pas assez ?

Je ne sais pas. On peut se poser beaucoup de questions. Maintenant, il y a des coachs qui parlent, d'autres qui ne parlent pas ou d'autres qui font des gestes. Si je commence à parler de l'intervention des coachs, on ne finira pas. Ce n'est pas le but aujourd'hui. Le coach fait du mieux possible.

■ Papy Djilobodji s'est fracturé une côte

L'énorme tuile. Le FC Nantes va sans doute devoir se passer de son défenseur central Papy Djilobodji pendant plusieurs semaines. Le Sénégalais s'est gravement blessé dans un choc avec son gardien de but Rémy Riou, samedi soir, en début de match. Bilan : une côte fracturée. Le joueur, qui est resté à l'hôpital toute la journée de dimanche, pourrait être absent un mois. Mais le club n'a fait aucune annonce.