Grand chambardement au palais de justice

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Depuis une semaine, la salle d'audience de la cour d'assises est en pleins travaux. Elle doit en effet être remise aux normes, pour accueillir à partir du 2 février le procès en appel du plus gros dossier de pédophilie jamais jugé en France. Au printemps 2005, à Angers, soixante et un accusés avaient été condamnés pour des sévices commis sur quarante-cinq enfants.

A Nantes, seuls douze d'entre eux seront rejugés. Leur procès devrait durer au moins jusqu'au 12 avril, et les audiences ne commenceront non pas à 9 h, comme il est d'usage, mais à 13 h 30. « Les avocats angevins voulaient pouvoir continuer à gérer leurs cabinets le matin », explique Eric Calut, le magistrat dédié pour l'occasion aux médias. Une fonction qui n'existe « que pour les procès importants », comme l'était déjà le procès d'Angers. Ce dernier, qui avait coûté environ 7 millions d'euros, avait nécessité la construction d'une salle d'audience spéciale, la mobilisation de soixante avocats et celle de centaines de gendarmes et policiers pour escorter les accusés détenus.

Guillaume Frouin