Un préparateur mental et un avocat sont toujours à ses côtés

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Le 10 août 2013, Abdoulaye Touré entre en jeu à la fin du match entre le FCN et Bastia. Quelques jours après le succès (2-0) des Canaris, les Corses déposent une réclamation au motif que le jeune milieu de terrain était suspendu… «Je l'ai eu au téléphone très vite quand c'est tombé, raconte Christophe Coursimault, son préparateur mental depuis quelques années. Il était désemparé. Il se demandait ce qu'il lui arrivait et pourquoi ça tombait sur lui. Je l'ai déculpabilisé au maximum.» Les deux hommes, très proches, passeront la soirée «à discuter et à regarder des matchs de foot à la télé», se souvient Coursimault. Depuis que l'affaire a éclaté, ce dernier estime qu'il n'est pas davantage présent aux côtés de son poulain qu'avant : «Il a fait un grand chemin lui-même. Je connais des joueurs qui se seraient posé beaucoup de questions. Il a pris un coup sur la tête mais il s'est vite remis au boulot. Abdoulaye sait ce qu'il veut et il a une autodétermination extrêmement importante.» Alors que Coursimault l'apprend «à gérer le regard des autres», Ferhat Adoui, son avocat, gère la procédure juridique.

Le TA saisi lundi dernier


«Je viens en appui du FCN pour récupérer les trois points, explique celui qui conseillait Touré avant même que l'affaire ne sorte. Je l'informe régulièrement. Je lui transmets tous les documents. Je l'implique pour qu'il comprenne que c'est avant tout lui qui prend les décisions. Je trouve qu'il a été très fort mentalement car quand pendant des mois vous voyez un astérisque dans les journaux avec votre nom mentionné, ce n'est pas facile. Il a pris un coup rude mais grâce à nous et au club, il s'en est bien sorti…»

En début de semaine, le tribunal administratif a été saisi à la fois par le FC Nantes (à qui les trois points ont été retirés récemment) et l'avocat du joueur. Une décision pourrait être rendue courant avril. D.P.