Le point sur les projets en cours dans le département

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Près de 75 projets d’installation de parcs éoliens sont en cours en Loire-Atlantique. Seuls deux ont pour l’instant vu le jour, au nord du département. Le premier, à Soudan, possède trois éoliennes et est en service depuis la fin d’année 2006. Le second, à Erbray, compte déjà deux machines et en attend trois supplémentaires d’ici la fin janvier. Tous deux forment le site appelé “les Marches de Bretagne”, capable de produire 18,4 mégawatts au total.

Quatre autres projets de parcs se sont vus accorder le permis de construire: à Puceul (une petite éolienne de 0,6 mégawatts), à Derval et Lusanger (huit éoliennes, 16 mégawatts au total), à Blain (quatre éoliennes, 8 mégawatts au total) et enfin à Chauvé (six éoliennes, 12 mégawatts au total). Douze autres dossiers sont toujours en phase d’instruction mais ont reçu un avis favorable de la Commission départementale des sites, perspective et paysages. Ils concernent pour la plupart des projets situés au nord du département ou en Pays de Retz. Trois d’entre eux sont d’ailleurs soutenus financièrement par le Conseil général (à Saint-Vincent-des-Landes, Bouvron et Saint-Hilaire de Chaléons).

“Sur 75 projets, on peut estimer à une vingtaine le nombre de dossiers sérieux suffisamment avancés pour se réaliser un jour, estime Matthieu Blandin, chargé de projets pour l’agence nantaise Valorem. Par rapport à nos voisins de Vendée ou d’Ile-et-Vilaine, nous sommes actuellement très en retard. Et cela est sans doute dû à la lourdeur administrative de la procédure spécifique en Loire-Atlantique”.  “La pré-instruction des services de l’Etat, avec un passage obligatoire devant la commission des sites, ralentit pas mal les choses ici, confirme Jean-Yves Grandidier, président de l’association France Energie Eolienne. Le département n’est pas en avance mais il y a un gros potentiel de projets. Si ceux-ci continuent de bien avancer, la Loire-Atlantique sera bientôt un territoire phare en matière d’énergie éolienne. Il y a de quoi accueillir à terme environ 500 mégawatts. Ce n’est rien à côté de certaines régions allemandes. Mais ça va créer des richesses et des emplois locaux.”

Frédéric Brenon