La centrale de Cordemais se réveille

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

Totalement arrêtée depuis une semaine, la centrale thermique de Cordemais a été partiellement remise en service hier matin. La production d'électrité de l'unité numéro 2 avait été volontairement stoppée le 27 décembre après la détection d'une fuite de vapeur sur la chaudière. « Les réparations se sont déroulées normalement », affirme EDF, expliquant que l'arrêt de l'unité avait été rendu possible possible par le « radoucissement des températures et une consommation moindre d'électricité ».

Endommagées par la chute d'une grue lors de la tempête du 8 décembre, les deux autres unités de production de la centrale (la 4 et la 5) sont, elles, toujours arrêtées. EDF avait pris cette décision trois jours plus tard afin d'engager des travaux de réparation. Ceux-ci se poursuivent et devraient permettre un retour à la normale « à la mi-janvier pour la tranche nº5 » et « début février en ce qui concerne la tranche nº4 ». D'ici là, l'alimentation en électricité reste fragile dans l'Ouest, en particulier pour la Bretagne qui ne produit que 5 % de ce qu'elle consomme. « Les mesures d'économie d'énergie restent de mise en Pays de la Loire et en Bretagne, indique EDF. Nous restons vigilants car la situation deviendrait beaucoup plus difficile en cas d'arrivée rapide d'une nouvelle vague de froid. » Des moyens de production de secours (groupes électrogènes de la Fire-Force d'intervention rapide) avaient été acheminés ces derniers jours dans les deux régions.

Frédéric Brenon

Actuellement de 1 900 MW, la capacité de production de la centrale de Cordemais sera portée à 2 600 MW d'ici un an grâce à la réactivation de la chaudière au fioul nº3, abandonnée depuis 1997.