Un printemps qui s'est joué dans la rue

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15 mars 2006 : Fourniret revient dans la région Seize ans après, Michel Fourniret et sa femme, Monique Olivier, reviennent à Atout-sud, à Rezé, participer à la reconstitution du meurtre de Natacha. Accompagné d'une impressionnante escorte policière, le tueur en série reconnaîtra l'enlèvement de la jeune Ligérienne, retrouvée sans vie sur une plage de Vendée le 24 novembre 1990.

20 mars : Pas de congé paternité pour maman Malgré de nombreux soutiens, Elodie et Karine, deux jeunes mères homosexuelles domiciliées à Arthon-en-Retz, sont deboutées de leur demande de droit au congé paternité par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Nantes. « Cela aura eu le mérite de faire avancer le débat sur l'homoparentalité, estime aujourd'hui Elodie. Et puis le combat n'est pas fini, notre cas sera examiné fin mars par la cour d'appel de Rennes. »

4 avril : Une marée humaine dans la rue contre le CPE Six jours avant le retrait du texte par le gouvernement, entre 52 000 personnes selon la police et 76 000 selon les syndicats défilent dans les rues de Nantes contre le contrat première embauche. Du jamais vu depuis vingt ans. Le soir même, de violents heurts éclatent en centre-ville entre la police et de jeunes manifestants. De plus en plus contesté, le blocus des cours à l'université perdurera deux semaines encore. Au final, la réparation des bâtiments occupés pendant le mouvement coûtera plus de 50 000 e.

5 juin : La place Royale n'est plus un rond-point Après bien des discussions et quelques retards dans le chantier, les pelleteuses s'attaquent enfin au terrassement de la place Royale, dont l'accès aux voitures est très sérieusement restreint. Au fil des semaines, le goudron de la « plus belle place de Nantes » est remplacé par des dalles et pavés de grès clair. Interrompus en raison du marché de Noël, les travaux, qui reprendront la semaine prochaine, s'achèveront en mars.

Frédéric Brenon

Demain : l'été 2006