Ce marché semble lui avoir couru sur le système

David Phelippeau

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Le coach Michel Der Zakarian.
Le coach Michel Der Zakarian. — F. Elsner / 20minutes

Vendredi, à minuit, lorsque le coup de sifflet final du mercato a retenti, Michel Der Zakarian a dû pousser un ouf de soulagement. Six joueurs se sont engagés avec le club nantais : les Français Oudhriri et Gomis, le Danois Hansen, l'Israëlien Shechter, le Camerounais Yougouda et le Polonais Garyga. «Un mercato, c'est toujours complexe», souffle l'entraîneur, qui n'a pas toujours été maître des événements.

Un mercato incohérent


Pour ce marché, les dirigeants du FCN ont dû s'accommoder de l'absence de cellule de recrutement, de la menace de l'affaire Bangoura (possible interdiction de recruter pendant un an), qui plane au-dessus de leurs têtes, et d'un manque cruel de moyens financiers. Ils se sont ainsi beaucoup inspirés des noms soufflés par les agents (Picot et Belhassen), avec qui ils ont l'habitude de travailler, mais peu des desiderata de leur staff. Le coach voulait un défenseur pour pallier le départ de Djilobodji cet été, il a obtenu le Danois Hansen, qui n'était pas sa priorité. Il réclamait un autre défenseur, capable d'évoluer à gauche (Souprayen, Pogba...). En vain. En attaque, le profil du Polonais Parzyszek lui plaisait, tout comme celui de Privat, c'est en fait Shechter, dont les stats ne rassurent guère, qui a signé. Enfin, on lui a souvent rétorqué qu'il ne fallait pas prendre de joueurs susceptibles d'entraver la progression des jeunes du centre, pourtant, il voit débarquer un Camerounais de 19 ans et un Polonais de 22 ans, dont la place en pro est loin d'être acquise...

■ Les «poteaux»

Après le revers à Sochaux (1-0), Michel Der Zakarian a stigmatisé son attaque : «Quand tu as des poteaux devant... Les gars pleurent quand ils ne jouent pas. Après, il faut qu'ils se bougent le cul !»