Garnier veut une Cité des sciences

Frédéric Brenon
— 
Un site décentralisé de La Villette, comme le Louvre à Lens, est désiré.
Un site décentralisé de La Villette, comme le Louvre à Lens, est désiré. — SIPA


La candidate UMP à la mairie de Nantes, Laurence Garnier, a annoncé jeudi vouloir « remettre à plat » l'offre culturelle et touristique de la ville. La cité des ducs souffre en effet, selon elle, d'un « manque de rayonnement à l'extérieur ». Et l'offre nantaise aurait bien besoin de « se diversifier » et de « s'orienter davantage vers le grand public ». 

Pour y remédier, Laurence Garnier propose un « projet majeur » pour le mandat : l'implantation d'une succursale de la Cité des sciences et de l'Industrie de Paris-La Villette. Ce site décentralisé, un peu comme le sont le Louvre à Lens ou le centre Pompidou à Metz, serait un « complexe ludique, culturel et scientifique » dédié aux sciences et organisé « autour des savoir-faire de l'économie nantaise ». « Dans la ville de Jules Verne, ça aurait du sens », est convaincue la candidate. « Cela permettrait aux expositions présentées à Paris de tourner », renchérit Gilles Cibert, colistier. L'emplacement pourrait être le bas-Chantenay ou l'île de Nantes. Une fondation associant collectivités, entreprises et associations assurerait le financement.



Pas d'Arbre aux hérons



Laurence Garnier réaffirme par ailleurs son envie de construire un musée du FC Nantes, club « connu partout dans le monde ». Elle ne souhaite pas, en revanche, du projet d'Arbre aux hérons défendu par les créateurs des Machines de l'île. « Il n'est pas raisonnable d'investir dès le premier mandat dans ce projet à 35 millions d'euros. Et puis on a déjà les Machines qui marchent bien, il serait mieux de se diversifier », justifie-t-elle. La candidate estime également qu'il serait temps d'en finir avec le Voyage à Nantes (VAN), un événement « peu lisible », « arrivé au bout d'un cycle ». Elle insiste aussi sur la nécessité de renforcer la promotion de la ville en direction des touristes, et de revoir la gouvernance afin de « restaurer le dialogue avec les acteurs locaux ».

■ Jean Blaise

Quel serait le sort du directeur du VAN, Jean Blaise, si Laurence Garnier était élue ? « Voudrait-il rester ? » sourit la candidate, qui estime que « la culture ne doit pas toujours être confiée aux mêmes ».