Un équilibre fragile, des retombées importantes

F.B.

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Près de 145 000 spectateurs attendus jusqu'à dimanche, 300 concerts assurés, 1800 musiciens et chanteurs programmés, 500 personnels mobilisés… En vingt ans, la Folle journée de Nantes est devenue une énorme machine. Elle dispose pour cela d'un budget conséquent, d'environ 5 millions d'euros, alimenté par les subventions publiques (30 %), le mécénat privé (30 %) et les recettes billetterie (40 %).

« Si j'ai une défaillance de l'un des trois, mon équation n'est pas réussie. C'est donc beaucoup de responsabilités, quelques nuits où on dort moins bien. Surtout en période de crise », confie Michèle Guillossou. La plus grosse dépense est le cachet des artistes (3 millions d'euros), mais il y a aussi les déplacements (onéreux cette année), les repas (10 000 servis en moyenne), l'hébergement, la location des instruments… Les retombées économiques locales générées par le festival sont importantes : entre 7 et 8 millions d'euros, notamment au bénéfice des hôtels et restaurants.