Les anti-aéroport prêts à réagir

Frédéric Brenon

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Une grande manifestation hostile au projet est annoncée pour le 22 février.
Une grande manifestation hostile au projet est annoncée pour le 22 février. — archives F. Elsner/20 Minutes

Il faudra compter sur eux. Alors que les travaux de construction peuvent désormais démarrer à tout moment à Notre-Dame-des-Landes, les opposants au projet d'aéroport ont lancé ce mardi un «appel à la mobilisation». Une grande manifestation est annoncée pour le 22 février, à 13 h, en centre-ville de Nantes. « Nous réclamerons une nouvelle fois l'arrêt définitif du projet, justifie Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, principale association d'opposants. L'objectif sera de faire comprendre aux aménageurs qu'on ne laissera pas nos terres et que ce n'est pas la peine qu'ils reviennent. La mobilisation populaire sera la plus forte. L'objectif sera aussi d'interpeller les candidats et les électeurs, un mois avant les municipales.» 

En marge de cette manifestation, « qui s'annonce de grande ampleur », les opposants se préparent aussi à recevoir les forces de l'ordre sur le terrain. Une trentaine de tracteurs sont ainsi en veille autour de Notre-Dame-des-Landes, prêts à bloquer les accès au chantier. Environ 200 comités de soutien sont également mobilisables un peu partout en France. « On est en alerte. Mais il faut garder les nerfs solides. Grâce aux nombreux soutiens, on est capables de faire beaucoup de choses en cas d'intervention », prévient Julien Durand.

Les Zadistes confiants


Le discours est le même du côté des Zadistes, ces opposants altermondialistes installés sur la « zone à défendre ». Ils sont près de 200 à cultiver les terres et à réoccuper les maisons abandonnées par les propriétaires indemnisés. « Bien sûr, on redoute l'intervention, car on n'a jamais envie de se faire agresser par les forces de police. Mais, ici, on maîtrise le terrain. Alors s'ils viennent, on leur souhaite bien du courage », confie l'un d'entre eux. « Ils n'ont pas réussi à nous expulser l'an dernier, ils ne réussiront pas cette année, croyez-moi », assure sa collègue. Sur le terrain juridique, des recours contre les arrêtés préfectoraux autorisant les travaux devraient être déposés d'ici février. Ces recours ne seront pas suspensifs.

■ Expropriations

Quatre exploitants agricoles et une dizaine d'habitants demeurent encore sur la future zone aéroportuaire, selon l'aménageur Vinci. Tous font l'objet d'une procédure d'expropriation.