Alcatel Orvault toujours mobilisé

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Le maire de Nantes, Patrick Rimbert, a apporté son soutien mercredi.
Le maire de Nantes, Patrick Rimbert, a apporté son soutien mercredi. — F. Elsner / 20 Minutes

Alors qu'un rassemblement était prévu, mercredi après-midi, en opposition au projet de fermeture du site d'Alcatel-Lucent Orvault, les quelque 500 salariés concernés ont appris la nouvelle le matin même : 168 d'entre eux devraient bientôt être intégrés aux équipes de l'entreprise Altran, qui dispose déjà d'un centre dans la commune. Un « projet de partenariat industriel » a en effet été monté entre les deux groupes autour de la 4G, nouvelle génération de téléphonie.

« Se débarrasser de nous »


Devant les machines de l'île, point de départ de la manifestation rejointe par 250 personnes, les annonces n'ont pas rassuré, bien au contraire. « C'est incompréhensible, réagit Eric, l'un des ingénieurs concernés. Ils veulent juste se débarrasser de nous pour fermer le site à tout prix, quelles que soient les conséquences, même industrielles. Et puis que vont devenir les autres ? » Au micro, juchée sur une pierre, Catherine Oger-Louet, secrétaire du comité d'entreprise, donne un état des lieux : à côté des reclassements à Altran, une petite centaine de salariés seront concernés par des mobilités vers les sites d'Alcatel de Lannion ou Paris. Mais surtout, le nombre de suppressions de postes, égal à 161, dépasse ce qui était attendu. « On n'aura pas notre peau aussi facilement », assure Catherine Oger-Louet. Une détermination partagée par des élus, venus montrer leur soutien. « Le site doit se maintenir, et même se développer », affirme Patrick Rimbert, le maire de Nantes. Julie Urbach