Les « amiantés » ont enfin espoir

F.Brenon

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Une conférence de presse 
de l'intersyndicale en 2011.
Une conférence de presse de l'intersyndicale en 2011. — Archives F. Elsner/20 Minutes

Près de neuf ans après la destruction du Tripode, l'espoir d'un classement de ce bâtiment administratif nantais en « site amianté » n'a jamais été aussi fort. Interpellés par leurs syndicats en octobre, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, et celui du Budget, Bernard Cazeneuve, se sont en effet engagés à porter ce dossier directement auprès du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. « Les ministres ont ainsi reconnu l'impact qu'a eu l'exposition à l'amiante sur la santé et la vie des 1800 agents exposés de l'Insee, du ministère des Affaires étrangères, du Trésor public et du restaurant administratif », rapporte l'intersyndicale du Tripode. « C'est pour nous une avancée significative, se réjouit un syndicaliste. Dans la mesure où Jean-Marc Ayrault avait lui-même demandé au gouvernement la reconnaissance du site lorsqu'il était maire de Nantes, on peut aujourd'hui nourrir de vrais espoirs. On attend ce dénouement depuis tellement d'années. » Un classement du bâtiment en « site amianté » garantirait aux malades un départ en pré-retraite ou un dispositif équivalent. En parallèle, une troisième étude épidémiologique (scanners, bilans de santé, mortalité) sera lancée en 2014 auprès du personnel de l'ex-Tripode.