Le HBC Nantes a réussi son double Paris haut la main

Davif Phelippeau
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Rock Feliho (Archive).
Rock Feliho (Archive). — F; Elsner / 20 Minutes

Cela fait désordre pour le PSG non ? Déjà battus (25-21) il y a une semaine à Dunkerque, les hommes de Philippe Gardent (2es) ont cette fois-ci mordu la poussière (30-26) à Nantes (5e) au Parc des expos de la Beaujoire, aménagée pour l'événement en configuration handball. Quelque 9 000 personnes – un record pour un club de sports de salle en France – ont poussé les Nantais vers le succès.

Une victoire qui s'est dessinée étrangement très vite en seconde période tant les stars parisiennes n'étaient encore pas au rendez-vous. «Il y a eu une désunion en défense, regrette Patrice Annonay, le gardien de but du PSG. Je pensais qu'on avait retenu la leçon de Dunkerque… On a encore beaucoup de choses à se dire à l'intérieur du groupe.» Le coach parisien Philippe Gardent, lui, n'a fourni aucune explication aux médias, car il a décidé de sécher la conférence d'après-match…

Ce n'est quand même pas l'ambiance bouillonnante de la Hall XXl qui a inhibé un PSG constitué des meilleurs joueurs du monde. Le fiasco parisien s'explique non seulement par les contre-performances de certains cadres (Abalo, Narcisse…), mais surtout par l'euphorie qui s'est emparée de certains Nantais, pourtant guère réguliers depuis le début de la saison. Maqueda (9 buts) et le revenant Jonsson (7 buts) ont mis en souffrance un Patrice Annonay, abandonné le plus souvent par sa défense. «On avait hâte de se mesurer à eux, reconnaît le Nantais Rock Feliho. Quand on a eu des coups de moins bien, le public a été là !» Valero Rivera ira même de son jeu de mots pour résumer la soirée : «Tout était XXL ce soir !»