Le NRM va jouer un match au bout du monde

David Phelippeau

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Les joueurs de Martin Demar.
Les joueurs de Martin Demar. — F. Elsner / 20minutes

Dominique Amans, le manager du NRM en charge de la logistique, s'arrache le peu de cheveux qui lui reste depuis une dizaine de jours. Le 28 novembre, le club nanto-rezéen apprend qu'il va jouer en 16es de finale de la Challenge Cup à Urengoy en Sibérie. La rencontre (aller) a lieu ce mardi à 13 h 30 (heure française).

–35 °C dehors


«On ne pouvait pas avoir un déplacement plus compliqué à organiser, reconnaît Amans. C'est un merdier effroyable. » Pour rallier Urengoy à 7 000 km, le NRM est parti dimanche matin de Paris et est arrivé à Urengoy dans la nuit de dimanche à lundi. Ce n'est pas tant l'organisation du transport aérien que la logistique administrative qui a compliqué la tâche des dirigeants du NRM. «On avait dix jours pour obtenir les visas. Ensuite, lorsque vous les avez, il faut une autorisation, délivrée avec les visas, pour entrer dans la ville interdite aux étrangers. On n'y va que pour raisons professionnelles. C'est une ville fermée [pour éviter l'immigration]. Personne ne va en touriste là-bas.»

A leur arrivée, les Nanto-Rezéens ont enfilé «des doudounes, gants et bonnets achetés spécialement» pour lutter contre un froid qui doit avoisiner les -35 °C. «On ne met pas de jeans, car ça casse avec le froid, poursuit Amans. Et encore, là, les températures sont tenables… Il y a déjà eu -60 °C. Quand il y a du vent, tu as une espérance de vie de six minutes. Il faut au moins faire ça une fois dans ta vie.» Le NRM pourra dire qu'il l'a fait.

■ Un périple coûteux

Ce déplacement européen a un coût très élevé. «A la louche près de 20 000 €, beaucoup plus que Cuneo en Italie», estime Amans. La mairie de Nantes en prend en charge «une partie».