Nantes Rezé a opté pourla préférence nationale

David Phelippeau

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La meneuse Caroline Aubert.
La meneuse Caroline Aubert. — F. Elsner/20minutes

N'y voyez aucune connotation politique. L'effectif du Nantes Rezé basket (Ligue) ne compte désormais qu'une seule étrangère : l'Australienne Cayla Francis. Deux joueuses ont été coupées il y a quelques semaines (l'Anglaise Handy et l'Américaine Hampton) et ont été remplacées par une seule fille… la Française Aurélie Bonnan.

Etrangères = mercenaires ?


«De la N3 à la Ligue féminine, on doit être une des seules formations de basket féminin à n'avoir qu'une seule étrangère, se réjouit l'entraîneur Emmanuel Cœuret. C'est un signe fort. Et croyez-moi, on est nettement mieux comme ça.» Le cinq de départ du NRB est même exclusivement composé de Françaises depuis l'arrivée de l'intérieure Aurélie Bonnan. En Ligue féminine, seule la formation de Bourges a cette particularité, mais l'équipe coachée par Valérie Garnier possède trois étrangères sur le banc. «Les étrangères sont d'un niveau très faibles, assène Cœuret. J'en veux pour preuve le dernier championnat d'Europe durant lequel des nations comme la Lettonie ou la Lituanie n'étaient pas au rendez-vous. De toute façon, il vaut mieux des Françaises un peu moins bonnes, mais qui ont des vertus de coeur.» Le recrutement de Françaises minimise-t-il le risque d'erreurs ? «On a moins de risques d'avoir des mercenaires, poursuit Cœuret. Les étrangères, tu sais très bien qu'elles ne viennent pas pour des beaux yeux. Elles viennent pour l'argent.» Avant de relativiser : «Attention, il y a aussi des Françaises mercenaires…»

■ L'Hermine l'a fait…

En 2009, l'Hermine de Nantes, qui avait une grosse ossature française (deux étrangers), est allée jusqu'en quarts de finale des play-offs de Pro B. Jamais le club nantais n'est allé aussi loin depuis…