La playlist au bout du doigt

Guillaume Frouin

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Chacun vote avec son smartphone.
Chacun vote avec son smartphone. — F. Elsner/20 Minutes

Àpartir de vendredi, les visiteurs du « Village de Noël » des Champs-Elysées, à Paris, pourront choisir la musique qui y sera diffusée. Ils le devront à Sounderbox, une start-up nantaise, qui propose une « playlist collaborative » aux organisateurs de soirées : leurs invités sont invités à choisir leurs morceaux préférés – grâce au navigateur web de leur smartphone – via les services de streaming Deezer, Spotify ou Soundcloud. Tous s'affichent sur des écrans télé, mais seuls ceux récoltant le plus de votes seront diffusés.

Créer du lien entre invités


Pour avoir une chance de faire passer leur musique, les participants doivent donc convaincre leurs voisins de voter pour eux… « Cela permet de briser la glace : aujourd'hui, en soirées, les gens ne se parlent plus », déplore Anthony Gongora, l'un des quatre fondateurs de Sounderbox. La start-up envisage ainsi de proposer son service aux bars, mais aussi « aux grandes surfaces, aux salons de coiffure ou aux salles d'attente de la Sécurité sociale ». Le prix ? 69 € par mois. Les particuliers pourront également louer une box spéciale à 250 €, par exemple pour une soirée de mariage. « Ça évite de réclamer en vain un morceau au DJ et de se foutre sur la gueule avec lui à la fin », sourit Anthony Gongora.

Des « Sounderbox Party »


En attendant, ce guitariste rock de 35 ans et ses trois associés organisent des « Sounderbox Party » pour faire connaître leur concept. La première a eu lieu en juillet au Nid, où 500 invités ont fait la programmation musicale du bar situé en haut de la tour Bretagne. Deux autres ont eu lieu, depuis, dans le hall de Stereolux. Et la première soirée parisienne est prévue le 11 décembre à La Bellevilloise, dans le 20e arrondissement de la capitale.

■ Levée de fonds

Créée officiellement il y a trois mois, Sounderbox a déjà des ambitions planétaires : la start-up envisage une levée de fonds de deux millions d'euros contre une ouverture de 10 % de son capital.