Les opposants à l'aéroport à la préfecture

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Ouverte depuis le 18 octobre, l'enquête d'utilité publique sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes s'est achevée hier soir. Profitant du dernier jour pour s'exprimer, près de 200 opposants au futur aéroport, dont des agriculteurs au volant d'une soixantaine de tracteurs, se sont rassemblés hier midi devant la préfecture avant d'y porter leur contribution. « Nous ne voulons pas que l'argent public soit gaspillé dans un projet loin d'être indispensable, estime Dominique Fresneau, de la Coordination anti-aéroport. D'autres solutions aux nuisances, à la saturation présumée de Nantes-Atlantique, peuvent être trouvées au sud-Loire. »

Devant l'insistance des opposants, le conseil général avait accepté de lancer une étude sur la création d'une piste est-ouest sur l'actuel aéroport. Les conclusions de cette étude, rendues ces derniers jours, plaident très clairement contre une extension du site. « Cette étude est nulle, tout a été fait pour charger la barque, peste Geneviève Lebouteux, présidente de Solidarité-Ecologies. On ne veut pas d'une guerre nord-sud, on demande juste à réfléchir sérieusement à la question. On sait que le pétrole posera problème dans vingt ans. Et ça, les pouvoirs publics n'en parlent jamais. » « Il est encore temps de revenir en arrière, insiste Dominique Fresneau. D'autres projets ont déjà été recalés après l'enquête publique, la centrale du Carnet, par exemple. Tant que les bulldozers ne seront pas arrivés, nous serons dans la lutte. On va tout faire pour retarder ce projet. »

Frédéric Brenon

Une commission d'enquête, composée de huit personnes, va étudier toutes les remarques et en faire la synthèse. Sur ces bases, elle rendra à l'Etat, d'ici à six mois, un avis favorable ou défavorable au projet.