L'assistance aux personnes âgées privatisée et repensée

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

Le conseil général a présenté hier son nouveau système de « téléassistance » pour les personnes âgées du département. Cette alerte, déclenchée par exemple en cas de mauvaise chute, était jusque-là réceptionnée par les pompiers. « La majorité des appels ne nécessitait pas d'intervention urgente », relate Gérard Mauduit, vice-président du conseil général chargé des Personnes âgées. « Les personnes au bout du fil avaient parfois simplement besoin d'exprimer leur mal-être, et le pompier de permanence au standard n'avait pas la formation adéquate pour cela. »

Désormais, les appels sont réceptionnés par Attendo, une entreprise privée basée au Creusot (Saône-et-Loire). Ses « écoutants » se chargent de rediriger les appels vers l'interlocuteur approprié : pompiers, services sociaux... ou voisins. Sur leur écran apparaissent toutes les données de leur interlocuteur, avec ses coordonnées, celles de son médecin traitant et d'un « référent », ainsi que ses problèmes de santé.

Les seniors abonnés sont pour cela équipés d'un émetteur, relié par les ondes à une centrale d'une portée de 250 mètres. Cette dernière est elle-même raccordée aux réseaux téléphonique et électrique. L'émetteur peut prendre la forme d'une montre-bracelet, d'un médaillon à porter autour du coup ou d'un appareil à « cliper » à la poche d'une chemise. Au final, le service coûte entre 9 et 18 euros par mois à l'abonné. Quand il était géré par les pompiers, il revenait à 22,85 euros .

Guillaume Frouin