A Nantes, on maintient toujours le même discours

David Phelippeau

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Nantes, vainqueur à Ajaccio.
Nantes, vainqueur à Ajaccio. — P. Pochard Casabianca / AFP

Pour le FC Nantes, en ce début de saison, les points se reproduisent comme les champignons à la Jonelière. Dix-neuf unités après dix journées. Grâce à leur quatrième succès d'affilée, samedi, à Ajaccio (0-1, les Canaris (4es) comptent deux points d'avance sur l'OM et seulement cinq de retard sur le leader, le PSG. Ces chiffres ont de quoi donner le tournis aux joueurs...

Lucas Deaux, à sa manière, freine toute forme d'excès de confiance. « Vous voulez qu'on dise qu'on joue la Ligue des champions ? interroge-t-il. Non, on joue le maintien. Ce classement est vraiment anodin. Notre place n'est pas imméritée, mais inespérée. » Et même si « autour, ça s'emballe », selon le milieu Vincent Bessat, les Canaris ne veulent pas changer d'un iota leur discours. Il faut dire qu'ils sont à bonne école avec leur entraîneur Michel Der Zakarian, peu enclin à fanfaronner par nature. « On a pris pratiquement la moitié des points pour le maintien, si on considère qu'il en faut 42, tempère le coach nantais, qui avoue vivre la période la plus agréable de sa carrière dans son costume de coach. Il faut une grande humilité. » Un discours qui déteint sur les joueurs. Vincent Bessat : « C'est simple, on n'a pas les points pour le maintien. On garde la même ligne de conduite. Parfois, je ne réalise pas ce qu'il nous arrive. On n'a pas de pression car personne ne nous voyait ici à ce stade de la saison. Ce qu'il se passe est exceptionnel. » Vendredi, Nantes recevra Lille pour tenter d'être seul troisième de Ligue 1. Et ça, on ne pensait vraiment pas l'écrire après un quart de championnat...

■ Papa Djordjevic

Dans « Téléfoot », le père de Djordevic a dit qu'il ne voyait pas son fils poursuivre à Nantes la saison prochaine. « Il mérite un plus grand club. Pas le PSG, c'est trop gros, mais l'OM, Lille ou Lyon. »