«Ma plus grossedéception»

Propos recueillis par David Phelippeau

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Ce «match particulier», comme il l'appelle, Ricardo Faty le suivra, samedi, de la tribune de Coty. Le milieu de terrain d'Ajaccio est en effet blessé au tendon d'Achille depuis mars, mais il ne manquerait sous aucun prétexte le duel entre sa formation et le FCN, dans lequel il a évolué pendant un an et demi.

Qu'allez vous retenir de votre passage sur les bords de l'Erdre ?

J'ai connu beaucoup d'émotions avec la remontée en 2008. J'ai vécu des grands moments de joie. D'ailleurs, les images de liesse que j'ai vues en mai dernier m'ont rappelé celles de notre remontée en 2008. On avait un vrai sentiment de devoir accompli. On était costauds. J'ai le souvenir qu'on était montés assez facilement.

Tout n'a pas été si rose pour vous au FC Nantes ?

Oui, la descente en 2009 restera néanmoins la plus grosse déception de ma carrière. On avait tous à cœur de faire quelque chose de grand. Les joueurs, le staff et la direction, nous avons tous voulu aller plus vite que la musique. Le choix de virer Michel Der Zakarian (remplacé par Baup) a été pris trop vite. Il y a eu trop de chamboulements.

Vous aviez eu maille à partir avec les supporters...

Oui, j'ai été vraiment affecté par cette épisode. Ils avaient tapé dans ma voiture et j'en étais sorti très en colère. Cette fin au FCN a vraiment été frustrante pour moi.

■ Michel Der Zakarian aime le mal de tête

Pour cette rencontre à Ajaccio, samedi soir, à 20 h, l'entraîneur nantais devrait disposer de tout son effectif hormis Johan Audel, qui souffre toujours d'une élongation à la cuisse. Un coach qui ne se plaint d'avoir à laisser certains à Nantes ce week-end. «C'est mon problème. Je vais faire des choix. Mais la saison est longue, je leur demande de tous rester concernés. C'est bien d'avoir autant de monde. Je préfère avoir le mal de tête !»