L'opération César a ses irréductibles

Guillaume Frouin, avec AFP

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Lors des affrontements, l'an passé.
Lors des affrontements, l'an passé. — F. Elsner / 20 Minutes / Archives

Samedi (14 h), une « grande manifestation » est prévue place Bretagne, à Nantes, par les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils veulent « célébrer le premier anniversaire de l'échec » de l'opération César – qui prévoyait d'évacuer la zone d'aménagement différé (ZAD) – mais aussi celui de l'expulsion concomitante des sans-papiers du Lieu unique.

Encore 200 « zadistes »


Sur le terrain, on dénombre ainsi encore près de 200 « zadistes », qui vivent dans une cinquantaine de cabanes et fermes squattées. Les travaux préparatoires – transfert d'espèces protégées, défrichage, diagnostic archéologique – ont eux pris un an de retard. « Si les porteurs du projet ne veulent pas reperdre une année, ils sont obligés de commencer le déplacement des espèces protégées dans le mois qui vient », pense Julien Durand, de l'Acipa, la principale association d'opposants au projet d'aéroport. « Les travaux, ce n'est pas d'actualité tant qu'on n'a pas eu les arrêtés»loi sur l'eau«ou»espèces protégées«», tempère la préfecture, qui se refuse à avancer une date.