Polémique sur les nouveaux rythmes

Guillaume Frouin

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Après la CGT jeudi, c'est au tour de Force ouvrière (FO) d'appeler ce lundi à un rassemblement devant la mairie de Nantes contre les nouveaux rythmes scolaires. La réforme – dont les effets sont « désastreux » selon FO – est également critiquée par le « collectif des parents des écoles publiques nantaises », qui a dévoilé les résultats du questionnaire mis en ligne sur son site Internet.

Une « note » de 3, 6 sur 10


Près de 750 parents d'élèves issus de 85 des 114 écoles publiques nantaises, y ont répondu. Au final, plus de deux répondants sur trois estiment qu'avec les nouvelles activités périscolaires, le temps passé à l'école par leurs enfants est « supérieur » à celui de l'an passé. La même proportion s'estime également « non informée » du contenu desdites activités. « Si les parents devaient leur donner une note, la note moyenne serait de 3, 6 sur dix », affirme le collectif. La venue des enfants à l'école le mercredi matin pose aussi souci : 52 % des répondants souhaitent un service de cantine le midi pour « faciliter leur organisation ».

Un bilan « prématuré »


Le Sgen-CFDT, favorable à la réforme, se veut, quant à lui, plus mesuré. « Beaucoup de personnels reconnaissent que le passage à cinq matinées est bénéfique pour les enfants », affirme le syndicat d'enseignants. « La difficulté provient le plus souvent de l'articulation entre temps scolaire et temps périscolaire. Certains s'inquiètent de la sur-activité des élèves, alors qu'ils ont aussi besoin de temps calmes, d'avoir le droit de»ne rien faire«... Mais vouloir faire un bilan après un mois d'application est prématuré. Utiliser le rythme de l'enfant à des fins électorales est malhonnête. »

■ Une minorité d'enfants concernés, selon la ville

Selon la mairie de Nantes, seuls 4 700 des 18 000 enfants scolarisés dans les écoles publiques de la ville, soit un sur trois, sont concernés par les activités périscolaires du soir. « Deux tiers des enfants ont donc un temps de classe qui a diminué », retient Johanna Rolland, adjointe PS au maire en charge du dossier et candidate aux prochaines élections municipales. « Honnêtement, c'est une surprise, on ne pensait pas qu'il y en aurait autant. »