«Il faut rester les pieds sur terre»

Propos recueillis par David Phelippeau

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Samedi soir, 20 h, à la Beaujoire, les Canaris accueillent Evian-Thonon-Gaillard, lors de la 9e journée de Ligue 1. Surprenant sixième au classement, le FC Nantes ne veut surtout pas verser dans l'euphorie. Le gardien de but Rémy Riou appelle à la prudence et la modestie.

Quel est l'objectif sur ce match contre le treizième de L1 ?

On va essayer d'être dans la continuité de ce qu'on fait ces dernières semaines. On travaille sérieusement car ce match peut nous permettre de faire la passe de trois. Il faut toujours se méfier des équipes qu'on attend moins comme Evian par exemple...

L'euphorie guette un peu, non ?

On parle de plus en plus de Nantes en positif. On nous voyait pourtant comme le promu qui aurait la tête dans le seau... Maintenant, il ne faut pas s'enflammer et faire abstraction du monde extérieur pour bien préparer ce match.

Michel Der Zakarian doit aussi tempérer l'euphorie ?

Le coach est là pour rappeler tout le monde à l'ordre. C'est bien ce qu'on fait mais si c'est pour tout gâcher maintenant... Il reste trente journées.

Beaucoup voyaient Nantes en grosses difficultés. N'est-ce pas une revanche pour vous ?

Non. On sait de quoi on est capables mais il faut savoir rester les pieds sur terre. Notre début de saison est plus que correct, mais rien n'est acquis.

Sentez-vous la ferveur monter ?

Le derby a marqué un peu les supporters. On se fait plus arrêter dans la rue. On nous félicite, pour l'instant... On a les cartes en main pour que ça continue dans ce sens. On sait qu'il y a un gros engouement ici autour du foot. Le succès lors du derby a fait mousser encore davantage tout ça.

■ Un drapeau rom va être brandi samedi soir

Samedi, deux supporters vont déployer le drapeau rom dans la tribune Erdre en hommage à Banel Nicolita. Le milieu offensif roumain appartient en effet à la communauté rom. «C'est un moyen de le soutenir», explique Pierre, qui n'a aucun lien avec cette communauté. Le joueur a eu connaissance de ce petit geste. «C'est très gentil, dit-il. Je suis fier d'être Rom. Je n'ai jamais eu de problèmes en France avec ça. Tout le monde me respecte.»