« Une aventure humaine »

Propos recueillis par David Phelippeau

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" Au Vigneau, on ne se sent pas tout à fait chez nous ", regrette Ponroy.
" Au Vigneau, on ne se sent pas tout à fait chez nous ", regrette Ponroy. — F. Elsner / 20 Minutes

Le grand saut dans l'élite, c'est pour ce vendredi soir, pour les filles du Nantes Loire atlantique. La formation de Stéphane Moualek, promue en LFH, débute à Fleury, un des cadors de la division. L'occasion de nous entretenir avec le président du club nantais Arnaud Ponroy.

Quel objectif avez-vous fixé pour cette première saison dans l'élite ?

L'objectif est d'éviter les play-downs et de rentrer dans les six premiers clubs. Je pense que Nantes ne sera pas une équipe facile à jouer.

Etes-vous satisfait de votre recrutement ?

On a eu les joueuses qu'on souhaitait, à l'exception de quelques filles de l'équipe de France qui auraient donné plus de notoriété au club. Malheureusement, on a été certains de monter en LFH tardivement et ses joueuses n'ont pas voulu prendre le risque de signer dans un club qui éventuellement ne serait pas monté.

Vous avez repris le club en 2010 en N1. Vous avez un an d'avance sur vos prévisions [LFH en 2014-2015] ?

On a un an d'avance. C'est important car compte tenu du contexte économique et du fait de l'accession de beaucoup de clubs nantais, il n'est pas certain que les choses auraient été aussi simples l'année prochaine. Tout le monde se réjouit qu'il y ait autant de clubs d'élite à Nantes. Néanmoins, les finances des partenaires privés et public ne sont pas extensibles. Je pense que tous les clubs qui n'accéderont pas à l'élite dans les temps impartis pourraient se pénaliser financièrement. De la même manière, il sera important pour nous d'accéder dans les trois ans à l'Europe.

Prenez-vous du plaisir en tant que président ?

C'est une belle aventure humaine. Le seul grand regret, c'est qu'on a du mal à vivre tous ensemble sur la place nantaise. J'avais la naïveté de penser que de monter un club de haut niveau à Nantes allait déchaîner la passion chez tout le monde. C'est vrai chez certains, ce n'est pas vrai chez d'autres. On nous met parfois des petites peaux de bananes mesquines [il est en conflit avec le président du HBC Nantes]. Ça me déçoit et ça gâche un peu le plaisir.

Etes-vous satisfait de votre nouvelle salle du Vigneau ?

La salle est très bien, le personnel de Saint-Herblain nous a bien accueillis, mais on ne se sent pas tout à fait chez nous. On a peu de créneaux d'entraînement. On nous a dit que c'était une solution transitoire. On sent que ce n'est pas le complexe du NLA.