Un Audel une ou cinq étoiles ?

David Phelippeau

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Sa traversée du désert à Stuttgart (2010-2013), Johan Audel fait tout pour l'oublier. «J'ai eu une grave blessure au genou, raconte-il brièvement. C'est un mauvais souvenir, c'est loin. Je ne veux pas trop en parler.» Il n'a d'ailleurs pas grand-chose à raconter sur son aventure en Bundesliga. Elle se résume à une poignée de matchs lors de son arrivée en 2010. Puis après, plus rien. Le trou noir. Le Martiniquais collectionne les pépins physiques. Le Johan Audel, virevoltant et buteur de Valenciennes (23 buts en 83 matchs de 2007 à 2010), disparaît totalement de la circulation.

«C'est une revanche pour moi, finit par avouer l'attaquant de 29 ans. Ça fait un bout de temps que je n'ai pas joué. J'ai envie de rattraper le temps perdu.» Et de prouver qu'il n'est pas fini comme beaucoup d'observateurs le pensent… «Je suis toujours le même joueur. J'ai appris pas mal de mon expérience à Stuttgart. J'ai envie de montrer que je vais toujours aussi vite et que je peux encore marquer des buts.» Pouvant aussi bien évoluer sur le côté gauche que dans l'axe, Audel a séduit le staff technique nantais lorsqu'il est venu à l'essai mi-août. Restait pour les dirigeants du FCN à se mettre d'accord avec Stuttgart, où il lui restait un an de contrat. «Johan, s'il n'a pas ses pépins physiques, on n'a pas les moyens de le faire venir», avoue Franck Kita. Avec Audel, le FCN tente un coup. «On fait un pari sur lui, estime Der Zakarian. Je pense qu'on va le réussir avec lui. »

■ Djordjevic, un investissement pas rentable ?

Djordjevic, annoncé sur le départ, ne devrait pas quitter le FCN. Le plus gros salaire nantais (65 000 €) est en fin de contrat en juin et il ne semble pas enclin à accepter une proposition de prolongation de contrat. Il en a refusé une en septembre 2012. «Il nous a coûté plus de 8 millions d'euros depuis son arrivée en 2008», regrettait, cet été, Franck Kita. Le Serbe devrait pourtant partir libre et gratuit en juin. Une très mauvaise affaire financière.