Les Chronobus à la recherche du temps perdu

Guillaume Frouin

— 

Le Chronobus C6, qui relie Saint-Herblain à la Chantrerie, est l'une des trois lignes mises en service cette semaine.
Le Chronobus C6, qui relie Saint-Herblain à la Chantrerie, est l'une des trois lignes mises en service cette semaine. — F. Elsner / 20 Minutes

Depuis cette semaine, trois nouveaux Chronobus sillonnent les rues de Nantes. Reliant les Dervallières aux grandes écoles de la Chantrerie sur 16 km – en passant par les beaux quartiers de Guist'hau et du centre-ville – la ligne C6 est la plus longue d'entre elles. Croisant tous les tramways et le Busway, elle remplace avantageusement l'ancienne ligne de bus 22. « Les gens se plaignaient souvent de ses retards », se rappelle Kévin Laclautre, qui anime sur Twitter et Facebook le compte d'info-trafic « TANinfos ». « Ce Chronobus, c'est vraiment ce qu'attendaient les Nantais… On dirait un Busway, c'est fantastique ! », s'enthousiasme cet adolescent de 17 ans, invité par la Tan à découvrir le C6.

De nombreux aménagements urbains ont, il est vrai, été effectués : quand il n'a pas son propre couloir de circulation, le Chronobus bloque les voitures qui roulent derrière lui… Nantes Métropole a ainsi investi 70 millions d'euros dans les lourds travaux de ces nouvelles lignes. « Pendant des mois, ici, c'était Beyrouth », confirme un riverain de la station Vincent-Auriol, aux Dervallières.

Autre secret des Chronobus : d'ici au 15 novembre, tous les feux de circulation passeront au vert à leur approche, grâce à leur GPS et leur système radio. Il leur faut toutefois continuer à gérer le problème des automobilistes mal garés et des livreurs en double file. « On traite d'abord ces problèmes avec pédagogie, avant de faire intervenir la police municipale », explique Pascal Bolo, adjoint (PS) au maire de Nantes et président de la Semitan. « S'ils persistent, on installe des potelets. »