Le centre d'entraînementrebaptisé la Jeunelière

David Phelippeau

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Le groupe pro a pris un sacré coup de jeune (à droite Dubois et Badri) depuis la reprise de l'entraînement, jeudi.
Le groupe pro a pris un sacré coup de jeune (à droite Dubois et Badri) depuis la reprise de l'entraînement, jeudi. — F. Elsner/20minutes

Ils s'appellent A. Touré, Nkoudou, Sangaré, Gandi, Ndongala, Dubois, Badri… Depuis jeudi dernier, date de la reprise des Canaris, ils font partie intégrante du groupe professionnel. La plupart évoluaient en U 19 ans l'année passée et viennent d'achever «une très bonne saison», selon leur entraîneur Philippe Mao, avec en point d'orgue une finale du championnat de France de National, perdue aux tirs au but, il y a une semaine contre l'AS Monaco. Leur mentor prend des pincettes lorsqu'on l'interroge sur la capacité de ses joueurs à se mettre au niveau de l'élite : «C'est difficile de se prononcer d'autant plus qu'ils vont passer à un niveau Ligue 1. Dans un premier temps, on verra s'ils s'en sortent sur des rentrées en cours de match.»

La jeunesse nantaise peut s'enorgueillir de très bons résultats dans toutes les catégories la saison dernière. C'est bien, mais ça ne garantit pas vraiment depuis plusieurs années l'éclosion de jeunes chez les professionnels. Cette critique revient comme une antienne. Philippe Mao : «C'est vrai, les résultats ne sont pas essentiels, mais ils sont très révélateurs quand même. Ça donne des signes.» Un exemple surgit au coach des U 19 ans. «La saison dernière, on a vraiment rivalisé contre Nice en demi-finale de Gambardella. Il y avait Maupay (sur le banc) et Bosetti en face. Je les ai vus jouer cette année en L1, il me semble qu'ils avaient le niveau. Je ne suis pas plus inquiet que ça. A 18 ou 19 ans, tu dois être capable de t'imposer. Cette intégration en nombre n'est pas exceptionnel mais plutôt logique…» La balle est dans le camp de la classe biberon du FCN.