«L'Ironman, une balade»

Propos recueillis par David Phelippeau

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11 h 01 minutes et 8 secondes. Julien Fallelour a bouclé son premier Ironman (un des plus longs formats de triathlon), à Nice, dimanche, dans un temps qui n'était qu'un «fantasme» pour lui avant l'épreuve. Le licencié du TC Nantes revient sur un moment qui restera «magique» à ses yeux.

Comment avez-vous vécu cette épreuve, dont on dit qu'elle est l'une des plus éprouvantes ?

J'ai vraiment fait une course «sécurité». Ça a été super-agréable. Je m'étais fixé des temps et une certaine allure que j'ai tenus. Je n'ai jamais vraiment souffert. Pour moi, la préparation a été plus dure que la compétition elle-même. Hier (dimanche), j'ai fait une grande balade.

Quand avez-vous commencé votre préparation ?

Je l'ai débutée le 1

er

février avec l'entraîneur Rodolphe Debureau. Je faisais deux à trois entraînements (natation, vélo et course à pied) par semaine, soit à peu près quinze heures à la fin de la préparation. J'ai préparé mon corps à supporter le volume d'efforts. J'ai eu les chocottes du 1

er

février à hier (dimanche).

Parlez-nous de la course…

J'ai fait 3, 8 km de natation. C'était magique. Au niveau des émotions, c'est unique. Ça bataille forcément moins que sur des formats de course plus courts. A Barcelone, j'avais cru mourir dans l'eau… J'ai fait ensuite 180 km à vélo. C'est la première fois que je faisais autant… J'ai trouvé le moyen de dérailler deux fois. Le parcours dans l'arrière-pays niçois était magnifique. Enfin, j'ai couru 42, 195 km. J'ai réalisé une course assez régulière.

L'après ne doit pas être simple ?

Je vais devoir réapprendre à vivre. Je ne vais faire plus que trois heures de sport par semaine au lieu de quinze. J'appréhende le temps libre qu'il va me rester. J'ai vraiment peur d'avoir un contrecoup à l'automne prochain.