«Durant les trois-quarts de la saison, j'ai été nul»

Propos recueillis par David Phelippeau

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Le meneur Cédric Gomez.
Le meneur Cédric Gomez. — A. Reau/Sipa

Sans langue de bois. Cédric Gomez (29 ans), qui ne devrait finalement pas aller à Rueil-Malmaison (N1) en raison d'un problème récurrent au genou, appartient toujours à l'Hermine de Nantes (Pro B), mais cette dernière ne veut plus de lui. «Je suis dans une complète incertitude», reconnaît-il.

Comment jugez-vous votre saison ?

J'ai fait une mauvaise saison collectivement et individuellement, avec des blessures à répétition qui m'ont empêché de jouer à mon meilleur niveau.

J'ai eu un petit regain de forme lors de la deuxième partie de saison. L'Hermine ne veut plus de moi, c'est le jeu.

Avez-vous connu d'autres expériences aussi compliquées ?

C'est la pire saison de ma carrière. On finit 16e de Pro B et durant les trois-quarts de la saison, personnellement, j'ai été nul. J'ai eu des problèmes physiques qui ne m'ont pas aidé. Je n'étais pas serein sur ma situation familiale.

Y avait-il trop d'attente comme vous veniez de Pro A (Poitiers) ?

Non, c'est moi qui n'ai pas été au niveau. Je n'ai pas répondu aux attentes placées en moi. J'ai mal fait mon job.

Votre faillite a précipité celle de l'Hermine de Nantes…

C'est une explication. J'étais là pour apporter de choses. Je me suis planté sur plein de phases de jeu. J'ai été nul et si on finit 16e c'est en partie à cause de moi. Je ne cherche pas d'excuses.

Pensez-vous que Nantes puisse aller un jour plus haut ?

Pour aller au-dessus, il faudra changer beaucoup de choses. Dans l'état actuel des choses, je ne pense pas que le club puisse jouer les premiers rôles dans les années à venir. Il manque de moyens financiers déjà et il doit progresser dans les sponsors et l'événementiel. Ce n'est pas normal qu'on ne remplisse pas la salle dans une ville comme Nantes. Enfin, au sein de la direction, il devrait y avoir plus de connaisseurs de basket.