Les communes se bougent pour rattraper leur retard

Frédéric Brenon

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Alors que la future loi Duflot pourrait durcir sensiblement les sanctions et exigences de la loi SRU, les communes de l'agglomération nantaise se bougent pour rattraper leur retard. Il faut dire que sur les vingt villes membres de Nantes métropole concernées par la loi, seules Saint-Herblain et Nantes atteignent aujourd'hui les 20 % de logements sociaux imposés. Rezé, Bouguenais et Couëron sont proches et pourraient y parvenir rapidement. Bien que plus éloignées de l'objectif, Sainte-Luce, Basse-Goulaine, La Chapelle-sur-Erdre, Les Sorinières ou Saint-Jean-de-Boiseau affichent des taux en forte progression depuis quatre ans. A l'inverse, les taux de Carquefou, Bouaye ou Vertou plafonnent.

« La prise en compte du logement social est nettement plus forte que par le passé, témoigne Alain Vey, maire UMP de Basse-Goulaine. On s'oblige à 25 % de social sur toutes les opérations. Le mélange de populations se passe très bien. Mais à moins de métamorphoser la commune, l'objectif de 20 % sera impossible à réaliser. On ne fera pas d'immeubles de grande hauteur. On préfère du pavillon social qui se confond dans le paysage et préserve notre spécificité de ville verte et apaisée. »

Malgré le retard important de sa commune, le maire de Vertou ne dramatise pas. « Etre premier ou dernier m'est égal, je ne me sens pas en compétition avec les autres, explique Laurent Dejoie (UMP). On fait des efforts, sans mettre les logements sociaux à l'écart. Mais il y a aussi beaucoup de constructions libres à sortir. Du coup, compte tenu des volumes, on a peut-être plus de mal que d'autres à faire progresser le taux. La loi SRU est mal faite, car elle ne tient pas compte de notre histoire. On ne rattrapera jamais les 20 %. Mais je ne me mets pas de pression particulière. »