Examen de passage réussi pour Djidji

David Phelippeau

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C'était la première titularisation pour le défenseur central Koffi Djidji en championnat, lundi soir, à Châteauroux.
C'était la première titularisation pour le défenseur central Koffi Djidji en championnat, lundi soir, à Châteauroux. — © crédit FC Nantes/Arnaud DURET

Les mauvaises langues diront que la médiocre adversité incite au relativisme. Il n'empêche que pour sa première titularisation avec les pros en Ligue 2, Koffi Djidji (20 ans) a dégagé une grande sérénité à Châteauroux. Aligné en défense centrale avec Gabriel Cichero, le natif de Bagnolet est à créditer d'une prestation sans ratures. «»Etre défenseur c'est déjà bien défendre«, me dit souvent le coach Der Zakarian», explique Djidji. La leçon a été retenue au regard de sa partition durant laquelle le jeune Nantais a montré sa faculté à défendre toujours debout. Samuel Fenillat, le directeur du centre de formation connaît sur le bout des doigts son ancienne pousse : «Il peut jouer haut, car il est très explosif, il va très vite. Il est léger, aérien…» Djidji possède donc beaucoup de qualités, mais aussi de grosses fragilités. Il cumule depuis plusieurs mois les pépins physiques. «Il combat ça depuis des années, ajoute même Fenillat. Il a même raté des opportunités à cause de ça.» On prête au jeune joueur un mental très friable. «Oui, c'est quelqu'un qui est très craintif, confesse Fenillat. C'est un cérébral, un anxieux…» Quelques minutes avant le coup d'envoi, lundi soir, certains l'ont vu se toucher les adducteurs. «Il a progressé mentalement, estime toutefois son ancien mentor. Il prend des coups, des remarques depuis pas mal de temps. Il a écouté tout ça. Michel (Der Zakarian) lui a dit aussi beaucoup de choses.»

A un peu plus d'un an de la fin de son contrat, le temps pour Djidji est compté. «Je travaille et j'attends, mais je ne me prends pas la tête», assure-t-il.

■ Des questions à Waldemar Kita...

Mardi, France Football a invité d'ex-Nantais de poser des questions à Waldemar Kita. Caustique, Maxime Bossis lui demande combien de temps il compte rester au club. Pascal Praud, avec son sens de l'autodérision, l'interroge sur le fait que le FCN va mieux depuis son propre départ…